12 nov. 2008

Pour un vrai changement

Le déclenchement des élections par M. Charest en cette période de crise économique nous prouve bien une chose, les partis politiques actuels sont incapables de travailler ensemble. On serait donc en droit de se demander : pourquoi sont-ils incapables de coopérer? La réponse est fort simple, les partis politiques ne travaillent pas à l’amélioration du Québec en tant qu’entité nationale, mais travaille simplement pour leurs partis respectifs. Contrairement à leurs prétentions, une grande majorité de nos politiciens n’ont pas les intérêts du Québec à cœur, mais sont plutôt des carriéristes ayant avant tout des ambitions personnelles. Si leurs prétentions étaient véridiques, ils n’auraient aucune difficulté à arriver à des compromis afin de pouvoir améliorer le sort de notre patrie, mais voilà! Les propositions pragmatiques de nos partis se font rares et le consensus est donc impossible.



Les sondages le démontrent bien, les Québécois ne voulaient pas de ces élections, non seulement parce que nous venons tout juste de sortir des élections fédérales, mais aussi, parce que nous savons très bien que le résultat des prochaines élections ne fera aucune différence. Les libéraux risquent fort d’être encore minoritaires au parlement, mais au-delà du résultat de ces élections, un désintéressement généralisé de la politique par les citoyens du Québec est symptomatique d’une désillusion du peuple quant à notre élite politique. Le peuple n’y croit tout simplement plus, à cette politique de la langue de bois, cette politique vide, sans idée de grandeur, sans signification réelle.



C’est pour ces raisons que tout mon appui va à M. Victor-Lévy Beaulieu. Un homme qui a vraiment à cœur les intérêts de notre nation et qui a surtout le verbe clair. J’ai donc grand espoir que M. Beaulieu pourra brasser la cage de nos politiciens si seulement les grands médias du Québec ne le boudent pas et cesse de lui faire mauvaise presse sans raison valable. J’invite les citoyens du comté de Rivière-Du-Loup et Les Basques à laisser de côté les préjugés véhiculés par nos chers médias et à s’informer de la politique de M. Beaulieu avant de faire leur choix électoral.

27 oct. 2008

Une Coalition s'est formée pour donner plus de pouvoirs aux régions

SAINT-GERMAIN-DE-KAMOURASKA - La Coalition pour un Québec des Régions est déterminée à obtenir plus de pouvoirs pour les instances régionales.

Réclamant une décentralisation de l'Etat, différents forums citoyens seront tenus pour préciser les pouvoirs qu'elle aimerait récupérer.

Une première rencontre s'est tenue samedi à Rivière-du-Loup, au Bas-Saint-Laurent; une autre suivra le 8 novembre à Montréal. L'objectif est de développer des pistes dans les 17 régions du Québec et de faire culminer la réflexion par des Etats généraux des régions.



Excellente initiative de ces citoyens. Une décentralisation des pouvoirs est plus que souhaitable, car elle éliminera la corruption, en distribuant mieux la richesse les personnes au pouvoir se retrouvent avec moins d'argents et sont donc moins portés à la tromperie. De plus plusieurs petits centres administratifs sont beaucoup plus efficaces qu'un seul gouvernement central ayant tout le contrôle, car les petits centres régionaux sont plus en mesure de répondent aux demandes de leurs citoyens. Pour arriver à ceci il faut tout d'abord faire l'indépendance car plusieurs décisions qui nous concernent sont encore prisent à Ottawa, qui est à mille lieux des enjeux de nos petites régions québécoises.



Selon le coordonnateur de la Coalition, Roméo Bouchard, l'absence d'autonomie régionale est un obstacle majeur au développement des régions et ce, tant dans les grands centres qu'en périphérie. Plusieurs jeunes prennent part à la réflexion pour que le Québec reconnaisse les régions comme des instances politiques et démocratiques plutôt que de simples régions administratives.

Les participants sont toujours invités à s'exprimer à titre de citoyens, et ce même s'ils appartiennent à des organisations politiques ou économiques.



En effet les grands centres et les régions ne possèdent pas les mêmes besoins et ont donc des demandes différentes, une décentralisation serait donc bénéfique pour tout le monde. Quoi qu'il en soit les gouvernements actuels ne laisseront pas le moindre pouvoir aux régions, car ils sont corrompus et ont présentement leurs intérêts personnels plus à coeur que les intérêts de la majorité des Québécois.

25 oct. 2008

Parti québécois : Avant les élections, la crise financière

POLITIQUE (RC) - La chef du Parti québécois Pauline Marois a déclaré samedi que le premier ministre du Québec Jean Charest serait irresponsable de déclencher des élections dès maintenant.

En ces temps d'incertitude économique, toute l'attention doit plutôt porter sur les solutions à apporter à la crise financière qui secoue la planète, source de grande inquiétude pour les Québécois, a fait valoir la chef péquiste. Mme Marois s'adressait à quelques centaines de militants réunis à Québec, à l'occasion de la Conférence des présidents d'associations de circonscription du PQ.

Sur un ton alarmiste, Mme Marois a ainsi rejeté, pour la première fois aussi rudement, le scénario d'élections automnales, une hypothèse que la chef péquiste a semblé prendre très au sérieux.

« Mais peu importe la décision du premier ministre, le PQ sera prêt », a-t-elle ajouté à ses militants.



Je ne crois pas que le Parti Québécois détesterait aller en élection, vue la position précaire de l'ADQ présentement le PQ se retrouverait peut-être au pouvoir minoritaire ou dans l'opposition officielle. Mme Marois joue ici tous simplement le beau rôle, car elle sait que la grande majorité des Québécois ne veulent pas d'élection sortant tout juste d'une élection fédérale qui n'aura servit à rien. Elle fera donc porter le chapeau impopulaire à Charest s'il décide de provoquer des élections cette automne. S'il y a élection ce sera probablement parce que Charest veut éviter d'entrer en période électorale pendant la crise économique qui nous frappera prochainement. Certains d'entre vous aimeraient probablement bien voir les Libéraux au pouvoir si crise il y a, car la population aura tôt fait de leur jeter le blâme or si le Québec s'en sort bien pendant cette crise les Libéraux prendront tous le méritent, alors ce peut être une arme à deux tranchants. Quoi qui l'arrive les Libéraux auront toujours l'empire médiatique des Desmarais pour les couvrir et ils pourront toujours se sauver la face alors que c'est tous le contraire pour le PQ qui ne possède aucun média pour véhiculer son message. Ajouté à ceci qu'ils pourront toujours compter sur le vote des anglophones de Montréal et de la majorité des immigrants qui n'on rien à faire du Québec.



Le manifeste au second plan

La chef péquiste a aussi profité du Conseil national des présidents de son parti pour présenter son manifeste pour la souveraineté, qui sera au coeur des délibérations durant le week-end.

La défense de la langue et les valeurs québécoises y occupent le haut du pavé. Le document de deux pages réaffirme aussi l'importance de la démocratie, la laïcité des institutions publiques, la souveraineté économique, le développement durable, ainsi que l'égalité entre les hommes et les femmes.



Jusqu'ici tous va bien, on ne connait pas la manière, mais les idées sont bonne pour la majorité. Le concept de développement durable et celui de l'égalité entre les hommes et les femmes soulevant quelques questions. Il est faux de prétendre que les hommes et les femmes sont égaux, chacun des deux sexes possèdent ses forces et ses faiblesses et à la fin se complètes l'un et l'autre. D'où nous vient cette obsession de l'égalité ?



Selon le manifeste, un Québec souverain développerait une relation d'égal à égal avec les Premières Nations, donnerait toute leur place aux anglophones et valoriserait l'apport des Québécois issus de l'immigration.

Ce document est le fruit d'une consultation menée depuis mai dernier et fait suite à la décision du parti de rompre avec l'obligation de tenir un référendum dans un premier mandat.

La chef du Parti québécois devrait entamer prochainement une tournée du Québec pour ranimer la flamme souverainiste.



OUCH! C'est ici que ça fait mal. Comment protéger notre langue si on laisse toute la place redevable aux anglophones!? On leur donne déjà toute la place avec les résultats que l'on connait. La langue officielle du Québec est le français et ses citoyens doivent parler français, c'est non négociable. Pourquoi valoriser l'apport des Québécois issus de l'immigration? Commençons donc par valoriser l'apport des Québécois de souches! Si les immigrants veulent être traités comme des Québécois ils n'ont pas à recevoir de traitement de faveurs.

13 oct. 2008

L'Action De Grâce

Quelle est la signification de cette fête pour l’homme moderne ? Elle n’en possède aucune, seulement la joie éphémère d’avoir enfin un congé férié, une petite pause dans notre routine et emploi merdique. Pour certain elle permet de visiter notre famille qui habite en région ou en ville et une fois la visite terminée on s’en retourne chacun chez soit. C’est probablement le seul point positif de cette fête aujourd’hui sans signification, au moins il nous reste toujours nos valeurs familiales.

Pourtant, fut un temps où l’action de grâce était plus qu’un simple congé. C’était le temps de célébrer la moisson, de remercier le Seigneur pour nos bonnes récoltes. La fête avait une connotation religieuse certes, mais la religion n’est pas nécessairement toujours un mal. En ces temps elle aidait les hommes à donner un sens à leurs vies, oui c’était peut-être de fausses croyances, mais, qui a-t-il de pire entre un homme qui base sa vie sur des croyances religieuses qui peuvent parfois s’avérer êtres saines et un homme qui base sa vie sur le divertissement et l’amassement de richesse et de biens matériels? L’homme qui base sa vie sur les croyances religieuses possèdent des mythes et des coutumes qui lui permettent de se forger une identité forte, voilà où réside le mérite de la religion face à notre société moderne dirigée principalement par le capitalisme.



Attention! Je ne fais pas ici l’éloge de la religion chrétienne, elle est la cause de bien des maux de la société québécoise d’aujourd’hui. Toute fois, célébrer la moisson était une bonne chose, c’était une forme d’humilité que de remercier la nature, comme quoi nous sommes dépendant des belles récoltes qu’elle nous offre. Vue sous cet angle cette célébration était grandiose, par contre l’erreur de nos ancêtres était d’associer cette fête à un Dieu dans les cieux qui nous donnait le droit d’exploiter la nature à notre guise, nous, qui étions la création divine! Nous nous retrouvions au dessus de la nature puisqu’elle était créée pour nous.

Il est pourtant plus réaliste, plus saint et plus logique de croire que la nature est au dessus de nous, puisque c’est elle qui nous nourrit. Voilà toute l’importance d’une telle fête, un retour aux éléments primaires de nos vies, retirer toutes ces choses superflues, tous ce plastique, pour revenir à l’essentiel. L’Action de grâce fera peut-être un retour en force lorsque cette société malade s’écroulera. Garder toujours en mémoire que ce n’est pas l’être humain qui sauvera la planète, mais la planète qui sauvera peut-être l’être humain, s’il est en mesure de se sauver lui-même!



Célébrons la nature, la planète et notre riche terroir québécois!

12 oct. 2008

Pourquoi ne pas voter pour le Bloc Québécois ?

Tous d’abord je dois me dissocier de l’argumentation fédéraliste anti-Bloc habituelle. Vous savez, celle qui dit que le Bloc ne sera jamais au pouvoir, qu’il est impuissant et qu’il est donc inutile de voter pour eux.

De la part d’un parti démocratique cette affirmation est hypocrite car anti-démocratique. Elle confirme qu’un parti majoritaire n’a rien à faire des députés minoritaires et que leurs voix ne sont donc pas entendues. C’est donc dire que même si le Bloc est majoritaire au Québec, il n’a aucune influence sur les décisions prisent par un gouvernement majoritaire fédéral sur des sujets concernant le Québec. La Belle Province se retrouve alors démocratiquement sans voix, n’est-ce pas une belle contradiction pour les défenseurs de la démocratie canadienne ? Un député affirmant que le Bloc est inutile affirme donc du même fait que la démocratie canadienne ne fait pas de sens.

Ceci étant dit, je dois retourner à l’idée initiale de ce texte. Je sais que plusieurs indépendantistes ne comprendront pas ce choix, mais je souhaite que vous fassiez preuve d’un peu d’ouverture en lisant ce texte car je peux vous assurer que mon action est pour moi le meilleur choix possible pour les Québécois.

La stratégie du Bloc Québécois dans ces élections me répugne. Elle est négative, comme celle de tous les autres partis. C’est le dénigrement systématique des autres partis sans exposer de nouvelles idées. Quelles sont les positions du Bloc face à la surpopulation, au développement éolien, aux nouveaux barrages hydroélectrique, à l’immigration, à notre langue, en avez-vous entendu parler ?



De ce fait l’indépendance est mise au rencart par le Bloc. Cette idée qui est à la base même de ce parti, en avez-vous entendu parler ? Comment peut-on affirmer que le Bloc est le seul parti pouvant promouvoir l’indépendance au fédéral lorsqu’il n’en parle jamais ou très rarement sur le bout des lèvres lorsque peu de gens écoute ? Le Bloc ne veut pas perdre les votes des indécis ou de ceux qui n’ont pas d’opinion sur le sujet. Il ne veut pas faire peur à une population aliénée car il sera alors perçu comme le perturbateur de leur sacro-sainte, sainte-paix! Pourtant le Bloc est vraiment le seul parti pouvant promouvoir l’indépendance, et dans le contexte économique actuel il n’aurait aucune difficulté à faire avancer l’idée de décentralisation du pouvoir, et il est évident que cette décentralisation passe par notre indépendance!

Comme nous l’avons vue plus tôt dans cet article et expliqué dans plusieurs articles parus ultérieurement, la démocratie canadienne est dysfonctionnelle, je ne démontrerai donc pas les raisons de cette affirmation dans ce texte, mais plutôt me servir de cet argument pour déduire qu’un vote pour le Bloc est un appui pour ce système électoral déficient. Hors donner son approbation à ce système qui méprise le peuple québécois est hors de question.

10 oct. 2008

Al Gore poursuivit pour fraude par 30 000 scientifiques



Voici un exemple typique de la malhonnêteté d'un gouvernement de gauche. On choisit une cause qui attirera la sympathie des citoyens (qui est contre l'environnement ?) et on échafaude un plan pour se bâtir un capital politique. Quiconque voulant critiquer ou même questionner ce plan sera alors classifié comme étant hérétique puisqu'il s'oppose à une cause juste et saine pour l’ensemble de la population. Hors le fait de questionner une théorie comme celle de Mr. Gore ne fait pas du plaideur un anti-environnementaliste, mais plutôt une personne possédant un sens critique voulant s'attaquer à des causes ayant des effets sur la réalité, tout en éliminant celles qui n'en possèdent aucun et qui sont donc parasitaires. Ces soit disant protecteurs de l'environnement et sauveur de notre planète multimillionnaires ne veulent surtout pas un débat, se qu'ils veulent c'est plus d'argents et surtout plus de pouvoir en vous gardant dans l'ignorance.

La planète n'a nullement besoin de l'humanité pour être sauvée, elle sait très bien prendre soin d'elle même et éliminer ses parasites sans distinction... elle est d'ailleurs passées par des cycles beaucoup plus ravageurs que celui qui, selon les dires de Mr. Gore, nous frappe présentement. Les grandes ères glaciales en sont un exemple. L'humanité s'éteindra, la planète survivra et un nouveau cycle de vie naîtra.

3 oct. 2008

Élection Canadienne 2008

Encore une fois nos chers politiciens nous demandent de choisir lequel d’entre eux est le moins pire. On vous bombarde de publicités négatives chaque parti essayant de miner la crédibilité de l’autre, avec succès, mais aucun d’eux ne vous offre une alternative valable. Nous avons la gauche et la droite. Aucun n’est apte à nous donner les bons côtés de ces deux lignes de pensées, se bornant à représenter un côté ou l’autre.



La démocratie canadienne et le fédéralisme canadien sont des échecs. Le Canada est un très grand pays et il est tout à fait normal qu’un Canadien de l’Ouest ne possède pas les mêmes priorités qu’un Canadien habitant une province maritime. Il est donc impossible pour un seul gouvernement de plaire à tout le monde… sauf si on décide de créer de faux besoins, des besoins qui seraient commun à toute la population, ou en créant de nouvelles menaces qui viendraient détruire notre bien être commun. Le gouvernement pourra alors prétendre pouvoir combler nos manques ou nous protéger contre la menace.

La campagne 2008 est particulièrement marquée par les menaces, environnementales et économiques. Les réchauffements climatiques et les déboires boursiers états-uniens sont les principaux sujets de discussions de nos politiciens, chacun d’eux prétendant êtres plus aptes à lutter contre la menace, mais aucun d’eux ne peut se permettre de faire des promesses impopulaires afin de lutter efficacement contre ces menaces. Le réchauffement climatique n’est pas réellement le problème, il est avant tout une cause. Il est le résultat de notre surconsommation et de la surpopulation. Le problème concernant le plus les Canadiens étant la surconsommation, que devrait faire un gouvernement responsable pour lutter contre cette habitude de vie malsaine ? Nous inculquer de nouvelles valeurs plus fortes ?

Il s’agit de regarder le débat des chefs pour s’en apercevoir. Le seul sujet de conversation est celui de l’argent. On parle environnement ? Non, on parle des solutions environnementales qui seraient les plus avantageuses économiquement, on vous parle de développement durable, toujours inconscient que le problème est justement ce développement, le développement ne pourra se perpétré indéfiniment. On parle de taxer les pollueurs, comme si le fait de taxer annulerait les effets de la pollution. Comment faire de l’argent avec la pollution ?

On parle santé ? Non, on parle de la rentabilité des hôpitaux. Sans investir dans la prévention, sans se soucier qu’un environnement sain est la première étape vers un citoyen en santé. On parle de médicaments et de compagnies pharmaceutiques. Comment faire de l’argent avec la maladie ?

On parle de sécurité ? Non on parle du coût des prisons, on parle de cette soit disant œuvre de bienfaisance en Afghanistan, on veut connaître la date de retour! Mais on parle très peu de se qui si trame. Comment s’emparer d’un territoire étranger et contrôler ses richesses ?

On parle de notre eau ? Non on parle de rentabiliser notre eau. Comment vendre cette ressource naturelle abondante à nos propres citoyens ?

Surpopulation ? Surconsommation ? Manque de vision ? Manque de vrais meneurs ? Mal de vivre de nos citoyens ? Fierté ? Indépendance ? Nationalisme ? Ces sujets sont tabous en politique car on ne voudrait surtout pas faire croire à la population qu’il y a un monde en dehors de l’argent.

Les politiciens ne feront rien. Tout d’abord parce que les citoyens ne voteront pas pour eux s’ils ont le courage de seulement menacer leur confort et deuxièmement parce que ce ne serait pas payant pour eux. La surconsommation rapporte au patronat, ce même patronat qui contrôle notre gouvernement et y place ses pantins, peu importe votre choix de vote, à gauche ou à droite, il sera avant tout un vote pour ce patronat, un appui pour ce système qui ne vous offre aucun choix. Un seul choix s’offre à vous, rejeter la corruption, annuler votre vote.

Il est temps que le Québec se réveil et sorte de cette fédération canadienne vouée à l’échec.

7 sept. 2008

Élections fédérales : Aux urnes, citoyens!

Pour la troisième fois en quatre ans, les Canadiens sont convoqués aux urnes.

En décidant lui-même de mettre fin à son gouvernement minoritaire, M. Harper contourne donc la loi sur les élections à date fixe qu'il a fait adopter. Le scrutin général aurait dû avoir lieu dans un an.

Dans un point de presse après sa visite à Rideau Hall, M. Harper a justifié sa décision de déclencher des élections anticipées en disant que le Parlement était devenu dysfonctionnel. Selon lui, l'opposition n'avait plus du tout l'intention de collaborer avec le gouvernement pour lui permettre de fonctionner.

Vous avez bien lu, troisième fois en quatre ans, preuve ridicule que la démocratie canadienne est dysfonctionnelle. Le Canada est un pays trop grand et trop diversifié pour être gouverné par un seul gouvernement, les intérêts des provinces canadiennes ne sont pas les mêmes, le gouvernement fédéral ne peut donc pas gouverner efficacement. C'est pourquoi le Québec doit se retirer de ce pays qui n'en est pas un, nos priorités, richesses et particularités étant très éloignées de celles des provinces des prairies par exemple.


M. Harper aussi a aussi évoqué la situation économique difficile pour décider de convoquer les Canadiens aux urnes. Il en a profité pour lancer ses premières attaques officielles envers l'opposition.

M. Harper a longuement défendu son bilan de ses deux ans et demi de pouvoir minoritaire. Il a notamment parlé de la réduction de la dette et de la TPS, de la lutte contre la criminalité, de la reconnaissance de la nation québécoise et de son plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La reconnaissance de la nation québécoise est une notion symbolique totalement ridicule, elle ne nous apporte rien de concret, mais le bloc n'a pas eu le choix de l'appuyer sans quoi les fédéralistes du Québec se seraient empressés de monter aux barricades. Mr. Harper ne fait pas mention de la guerre en Afghanistan qui a maintenant fait presque 100 morts dans l'armée Canadienne, sans parler des victimes innocentes du coté Afghan, guerre qui a pour seul but de protéger les intérêts États-Uniens en Asie centrale. Ce n'est pas une guerre pour notre liberté, mais bien une guerre pour enrichir une élite corrompue par le pouvoir et l'argent.


Un deuxième gouvernement minoritaire?

M. Harper a aussi encore une fois laissé entendre qu'il s'attendait à ce que les Canadiens élisent un autre gouvernement minoritaire. Mais il soutient que, même s'il est à la tête d'un nouveau gouvernement minoritaire, il en ressortira tout de même plus fort.

Le gouvernement minoritaire dirigé par Stephen Harper depuis janvier 2006 aura été, de l'histoire canadienne, celui qui aura su durer le plus longtemps.


Ce qui veut donc dire que si les conservateurs sont encore une fois minoritaires (ce qui est fort probable) nous aurons droit à des élections en 2010. Encore des dépenses inutiles causées par notre manque de consensus, l'unité Canadienne n'existe pas c'est un mythe créé par une élite avide de richesse qui veut simplement pouvoir profiter de se que ce beau grand territoire a à offrir, tous pour leurs sales gueules et rien pour vous. Ne soyez pas naïf, les personnes qui dirigent le gouvernement en ont rien à foutre de vous, ils veulent simplement vous en donnez assez pour que vous restiez bien dociles et surtout d'honnêtes travailleurs. La tactique fonctionne bien pour eux... jusqu'ici.

Lien

4 sept. 2008

Suicide : Désarmer l'Amérique


« Le meilleur moyen de réduire la probabilité qu'une tentative de suicide ne réussisse est de retirer les armes de la maison », a écrit le groupe de psychiatres dans l'article paru le 4 septembre.

« Empêcher les personnes suicidaires d'avoir accès à un fusil durant ces périodes de crise est donc crucial pour leur vie », persistent-ils.

Parmi les Américains de tous âges, plus de la moitié des suicides réussis sont le fait d'une arme à feu.

Contrairement aux armes à feu, les surdoses de médicaments ou le fait de se taillader les veines laissent plus souvent une deuxième chance aux personnes en crise.



Ces scientifiques ont dû faire une recherche très exhaustive pour en arriver à ces conclusions! C'est typique, au lieu de rechercher les causes d'un malaise et de travailler à les éliminer, on travail plutôt à restreindre nos libertés (ici je parle au sens générale et non nécessairement des armes à feu) afin d'empêcher des gens désespérés de faire des gestes stupides. Pourquoi les gens se suicident-ils ? Parce qu’ils peuvent avoir une arme à feu sous la main ? Bien sur que non, simplement parce qu'ils ne trouvent pas de signification à leurs vies. Acheter et consommer des biens matériels ne peut rendre un être humain heureux, l'homme a besoin de points de repères et de savoir qui il est, de savoir vers où il se dirige, d'avoir des objectifs autant personnels que communautaires et de se sentir utile à cette communauté. Notre société moderne nous proposes de voté une fois aux quatre ans et de se laisser diriger par des personnes déconnectés de notre réalité ainsi que participer à une certaine expansion économique en produisant et consommant des biens qui sont la plupart du temps biens inutiles. Notre impuissance peut alors nous sembler sans limite, mais ce n'est pas le cas.


Une décision impulsive

Un tiers à quatre cinquièmes de toutes les tentatives de suicide seraient impulsives.

Dans 24 % des cas, il s'écoulerait moins de cinq minutes entre la décision et le passage à l'acte, tandis que dans environ 70 % des cas, moins d'une heure s'écoulerait.

« Le fait que plus de 90 % des personnes survivant à une tentative suicide ne recommenceront jamais montre le caractère passager et bref de nombreuses crises suicidaires », ajoutent-ils.



Le suicide n'est pas une décision impulsive. Une personne saine et équilibrée ne se lève pas un matin en se disant : « bon c'est aujourd'hui que je mets fin à mes jours. » Le suicide est une sorte de dégénérescence mentale, c’est-à dire que les idées suicidaires s'insinuent dans l'esprit d'un homme graduellement parfois causées par des échecs consécutifs ou la réalisation que la vie sur cette terre n'a aucun sens. Le suicide peut être interprété comme un refus d'un individu d'évoluer dans la réalité qui lui est proposé par la société qui l'entoure, il est aussi l’échec de l'individu suicidaire de se trouver une nouvelle voie pouvant apporter un sens à sa vie, pour certains cette voie est la religion et vous les entendrez alors assurément vous dires qu'ils ont enfin trouvés un sens à leurs vies.


Restreindre l'accès aux armes à feu aux États-Unis serait toutefois une tâche difficile. Non seulement les citoyens américains sont ceux qui en possèdent le plus grand nombre au monde, le deuxième amendement de la constitution américaine leur confère le droit de détenir une arme.



Une personne voulant commettre un suicide utilisera l'arme à feu parce que c'est certainement le moyen le plus facile et le moins douloureux de s'enlever la vie, rapide et efficace. En interdire l'accès équivaudrait à dire : « Trouvez-vous autre chose pour vous suicider ».



Lien

30 août 2008

L'Avalée Des Avalés de Réjean Ducharme


Auteur : Réjean Ducharme
Titre : L'Avalée Des Avalés
Éditeur : Gallimard
Nbr. De pages : 379

Voici une œuvre dont la critique est des plus difficiles. Chaque chapitre étant un organe complexe d’une œuvre littéraire d’autant plus complexe, car attention ce bijou ne s’adresse pas aux obtus et aux étroits d’esprits. Que retenir de ce livre sinon qu’il s’empreigne dans votre tête par ses incessant coups de gueules. Pour comprendre toute l’ampleur vous devrez rejeter tout ce que vous croyez être vérité et vous ouvrir sans jugement à cette petite fille appelée Bérénice. Par elle, Ducharme vous fera ressentir tout se qu’elle ressent passant du désespoir à la tendresse puis à la haine en claquant des doigts. Il aime vous choquer, vous surprendre, vous faire sentir minable, la morale, il ne connait pas. Grâce à lui vous apprendrez peut-être une nouvelle signification du mot amour ou du mot haine.

Vous découvrirez une œuvre qui n’essaie pas d’être moralisatrice ou de passer un message quelconque, non son objectif premier est de vous faire sortir de votre stupeur, d’allumer le feu en vous, de vivre enfin, par la haine s’il le faut. C’est l’objectif premier de l’héroïne de ce livre, elle veut avant tout vivre, elle veut aimer et être aimer et si ce n’est pas possible elle choisira de renier ou de détester, peu importe si c’est réciproque. Car voilà Bérénice est une jeune fille solitaire ne connaissant pas de morale sauf la sienne, elle décrit le monde qui l’entoure de son point de vue et ce point de vue lui appartient, il est sien et personne ne pourra le lui enlever, elle veut simplement s’inventer un monde à l’image de cette réalité qui est sienne. N’est-ce pas se qui fait rêver notre jeunesse ? Notre innocence, nos insouciances, notre naïveté, mais surtout notre pureté.

S’ensuit l’adolescence, ou si vous préférez, la perte de la jeunesse. Pour moi cette jeunesse est personnifiée par Constance Chlore, d’où cette force qui entraîne Bérénice à tout faire pour ne pas trahir cette ancienne amie disparue, cette seule image qu’il lui reste de sa jeunesse. Elle se révolte, se déchaîne contre le conformisme, mais aussi contre ce monde des adultes dont elle ne veut pas faire partie, car pour elle il ne fait pas de sens. Qui pourrait lui en vouloir puisqu’aucun adulte ne lui sert d’exemple. Je ne ferai pas plus de révélation sur le roman, je ne voudrais pas gâcher votre surprise et puis chacun peut faire ses propres observations car c’est un roman qui fait grandir le lecteur.

Réjean Ducharme est, à ma connaissance, le plus grand auteur romanesque québécois. Dans l’«Avalée des avalés» Ducharme n’écrit rien pour rien, ne se perd pas dans les longues descriptions ou les discussions futiles, chaque mot et chaque phrase sont choisies pour en arriver à un style incisif où chaque phrase peut vous faire passer d’une vérité à une autre qui peuvent parfois êtres contradictoires, cette langue qu’il adore, qu’il manipule, qu’il réinvente par un vocabulaire riche, nouveau et évocateur, voilà se qui fait toute la beauté de cette œuvre grandiose. Cette écriture si intense est souvent incomprise par certain, il faut peut-être savoir lire pour aimer Ducharme… quoi qu’il en soit, il faut certainement être très attentif pour en reconnaître toute la profondeur.




Chapitre 27

Je regarde dans la nuit au travers de mes cils rouges, de mes cils longs et raides comme des cils de poupée. Au travers des ténèbres, je vois quelqu’un, je les vois : elle et son chat. Elle est dans ma chambre. Elle me protège. Je suis malade, faible. Je ne suis pas en mesure de monter la garde. Elle monte la garde à ma place. Elle reste avec moi pour m’aider à repousser la mort si elle s’avisait de surgir, d’attaquer. Seule dans cette chambre, dans l’état où je suis, la mort aurait beau jeu. Elle n’aurait qu’à entrer et me prendre. Elle est dans ma chambre. Elle est dans ma vie. Mais il n’y a pas de quoi s’attendrir. Tantôt elle est dans ma vie, tantôt dans la vie de Christian, tantôt dans celle d’Einberg. Je ne suis qu’un visage, et la chambre de sa solitaire toute-puissance, comme celle de bien d’autres, est pleine de visages. Elle est bien trop occupée. Elle a beaucoup trop à faire. Je ne veux pas être un visage parmi mille. Dans ces chambres à mille visages je préfère n’être aucun visage. C’est bien trop dangereux. On risque d’être oublié, d’être égaré, d’être victime de toutes sortes d’erreurs. Dans une âme où il y a mille visages, le visage appelé Bérénice risque d’être confondu avec le visage appelé Antoinette. Je ne me sens en parfaite sécurité que dans une âme où il n’y a que moi ; dans la mienne par exemple. Si Chamomor avait voulu, nous serions amis à l’heure qu’il est. Nous serions ensemble jour et nuit, heure après heure. Nous serions en train de faire un voyage sans fin. Elle serait le seul habitant de ma vie et je serais le seul habitant de sa vie. Elle serait fière de m’avoir, elle qui aime les laids. Je serais fière de l’avoir, moi qui aime les beaux. Pour être le seul visage dans une âme, il faut en déloger tous les autres. Et, dans l’âme d’une adulte comme Chamomor, il s’en entasse tellement de visages, visages de morts comme visages de vivants, visage de choses comme visages d’animaux et d’hommes, qu’on ne s’y entend même pas parler. Va-t’en, Chamomor. Avec une âme telle que tu en portes une, tu ne sers à rien, tu es tout à fait inutile, tu es même nuisible, tu ne fais que me faire perdre mon temps.

Chamomor prend une gorgée de cognac. Chamomor flatte son chat à rebrousse-poil et il jette des étincelles. Il y a en elle quelque chose qui me fascine, m’attire, quelque chose comme un vide. J’ai si mal que les ténèbres me brûlent les yeux. J’ai besoin d’elle, d’être abritée, qu’elle me tienne et me flatte comme elle tient et flatte Mauriac II. C’est comme si par toute la neige elle était la seule maison. C’est ma mère après tout! Si je me laisse aller, je me sentirais toute chose, toute moite en dedans. Si je me laissais aller, je choirais dans ses bras, l’y aimerais, m’y sentirais au chaud, y pleurerais comme avec plaisir. Tout ceci n’est qu’instinct, lâcheté, désespoir, aberration. Aimer ne doit pas être : se laisser passivement pousser dans les bras de quelqu’un. Aimer ne doit pas pousser dans l’âme comme l’ongle au bout du doigt. Ne te laisse pas faire. Hais plutôt.