Affichage des articles dont le libellé est élection 2008. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est élection 2008. Afficher tous les articles

12 nov. 2008

Pour un vrai changement

Le déclenchement des élections par M. Charest en cette période de crise économique nous prouve bien une chose, les partis politiques actuels sont incapables de travailler ensemble. On serait donc en droit de se demander : pourquoi sont-ils incapables de coopérer? La réponse est fort simple, les partis politiques ne travaillent pas à l’amélioration du Québec en tant qu’entité nationale, mais travaille simplement pour leurs partis respectifs. Contrairement à leurs prétentions, une grande majorité de nos politiciens n’ont pas les intérêts du Québec à cœur, mais sont plutôt des carriéristes ayant avant tout des ambitions personnelles. Si leurs prétentions étaient véridiques, ils n’auraient aucune difficulté à arriver à des compromis afin de pouvoir améliorer le sort de notre patrie, mais voilà! Les propositions pragmatiques de nos partis se font rares et le consensus est donc impossible.



Les sondages le démontrent bien, les Québécois ne voulaient pas de ces élections, non seulement parce que nous venons tout juste de sortir des élections fédérales, mais aussi, parce que nous savons très bien que le résultat des prochaines élections ne fera aucune différence. Les libéraux risquent fort d’être encore minoritaires au parlement, mais au-delà du résultat de ces élections, un désintéressement généralisé de la politique par les citoyens du Québec est symptomatique d’une désillusion du peuple quant à notre élite politique. Le peuple n’y croit tout simplement plus, à cette politique de la langue de bois, cette politique vide, sans idée de grandeur, sans signification réelle.



C’est pour ces raisons que tout mon appui va à M. Victor-Lévy Beaulieu. Un homme qui a vraiment à cœur les intérêts de notre nation et qui a surtout le verbe clair. J’ai donc grand espoir que M. Beaulieu pourra brasser la cage de nos politiciens si seulement les grands médias du Québec ne le boudent pas et cesse de lui faire mauvaise presse sans raison valable. J’invite les citoyens du comté de Rivière-Du-Loup et Les Basques à laisser de côté les préjugés véhiculés par nos chers médias et à s’informer de la politique de M. Beaulieu avant de faire leur choix électoral.

12 oct. 2008

Pourquoi ne pas voter pour le Bloc Québécois ?

Tous d’abord je dois me dissocier de l’argumentation fédéraliste anti-Bloc habituelle. Vous savez, celle qui dit que le Bloc ne sera jamais au pouvoir, qu’il est impuissant et qu’il est donc inutile de voter pour eux.

De la part d’un parti démocratique cette affirmation est hypocrite car anti-démocratique. Elle confirme qu’un parti majoritaire n’a rien à faire des députés minoritaires et que leurs voix ne sont donc pas entendues. C’est donc dire que même si le Bloc est majoritaire au Québec, il n’a aucune influence sur les décisions prisent par un gouvernement majoritaire fédéral sur des sujets concernant le Québec. La Belle Province se retrouve alors démocratiquement sans voix, n’est-ce pas une belle contradiction pour les défenseurs de la démocratie canadienne ? Un député affirmant que le Bloc est inutile affirme donc du même fait que la démocratie canadienne ne fait pas de sens.

Ceci étant dit, je dois retourner à l’idée initiale de ce texte. Je sais que plusieurs indépendantistes ne comprendront pas ce choix, mais je souhaite que vous fassiez preuve d’un peu d’ouverture en lisant ce texte car je peux vous assurer que mon action est pour moi le meilleur choix possible pour les Québécois.

La stratégie du Bloc Québécois dans ces élections me répugne. Elle est négative, comme celle de tous les autres partis. C’est le dénigrement systématique des autres partis sans exposer de nouvelles idées. Quelles sont les positions du Bloc face à la surpopulation, au développement éolien, aux nouveaux barrages hydroélectrique, à l’immigration, à notre langue, en avez-vous entendu parler ?



De ce fait l’indépendance est mise au rencart par le Bloc. Cette idée qui est à la base même de ce parti, en avez-vous entendu parler ? Comment peut-on affirmer que le Bloc est le seul parti pouvant promouvoir l’indépendance au fédéral lorsqu’il n’en parle jamais ou très rarement sur le bout des lèvres lorsque peu de gens écoute ? Le Bloc ne veut pas perdre les votes des indécis ou de ceux qui n’ont pas d’opinion sur le sujet. Il ne veut pas faire peur à une population aliénée car il sera alors perçu comme le perturbateur de leur sacro-sainte, sainte-paix! Pourtant le Bloc est vraiment le seul parti pouvant promouvoir l’indépendance, et dans le contexte économique actuel il n’aurait aucune difficulté à faire avancer l’idée de décentralisation du pouvoir, et il est évident que cette décentralisation passe par notre indépendance!

Comme nous l’avons vue plus tôt dans cet article et expliqué dans plusieurs articles parus ultérieurement, la démocratie canadienne est dysfonctionnelle, je ne démontrerai donc pas les raisons de cette affirmation dans ce texte, mais plutôt me servir de cet argument pour déduire qu’un vote pour le Bloc est un appui pour ce système électoral déficient. Hors donner son approbation à ce système qui méprise le peuple québécois est hors de question.

3 oct. 2008

Élection Canadienne 2008

Encore une fois nos chers politiciens nous demandent de choisir lequel d’entre eux est le moins pire. On vous bombarde de publicités négatives chaque parti essayant de miner la crédibilité de l’autre, avec succès, mais aucun d’eux ne vous offre une alternative valable. Nous avons la gauche et la droite. Aucun n’est apte à nous donner les bons côtés de ces deux lignes de pensées, se bornant à représenter un côté ou l’autre.



La démocratie canadienne et le fédéralisme canadien sont des échecs. Le Canada est un très grand pays et il est tout à fait normal qu’un Canadien de l’Ouest ne possède pas les mêmes priorités qu’un Canadien habitant une province maritime. Il est donc impossible pour un seul gouvernement de plaire à tout le monde… sauf si on décide de créer de faux besoins, des besoins qui seraient commun à toute la population, ou en créant de nouvelles menaces qui viendraient détruire notre bien être commun. Le gouvernement pourra alors prétendre pouvoir combler nos manques ou nous protéger contre la menace.

La campagne 2008 est particulièrement marquée par les menaces, environnementales et économiques. Les réchauffements climatiques et les déboires boursiers états-uniens sont les principaux sujets de discussions de nos politiciens, chacun d’eux prétendant êtres plus aptes à lutter contre la menace, mais aucun d’eux ne peut se permettre de faire des promesses impopulaires afin de lutter efficacement contre ces menaces. Le réchauffement climatique n’est pas réellement le problème, il est avant tout une cause. Il est le résultat de notre surconsommation et de la surpopulation. Le problème concernant le plus les Canadiens étant la surconsommation, que devrait faire un gouvernement responsable pour lutter contre cette habitude de vie malsaine ? Nous inculquer de nouvelles valeurs plus fortes ?

Il s’agit de regarder le débat des chefs pour s’en apercevoir. Le seul sujet de conversation est celui de l’argent. On parle environnement ? Non, on parle des solutions environnementales qui seraient les plus avantageuses économiquement, on vous parle de développement durable, toujours inconscient que le problème est justement ce développement, le développement ne pourra se perpétré indéfiniment. On parle de taxer les pollueurs, comme si le fait de taxer annulerait les effets de la pollution. Comment faire de l’argent avec la pollution ?

On parle santé ? Non, on parle de la rentabilité des hôpitaux. Sans investir dans la prévention, sans se soucier qu’un environnement sain est la première étape vers un citoyen en santé. On parle de médicaments et de compagnies pharmaceutiques. Comment faire de l’argent avec la maladie ?

On parle de sécurité ? Non on parle du coût des prisons, on parle de cette soit disant œuvre de bienfaisance en Afghanistan, on veut connaître la date de retour! Mais on parle très peu de se qui si trame. Comment s’emparer d’un territoire étranger et contrôler ses richesses ?

On parle de notre eau ? Non on parle de rentabiliser notre eau. Comment vendre cette ressource naturelle abondante à nos propres citoyens ?

Surpopulation ? Surconsommation ? Manque de vision ? Manque de vrais meneurs ? Mal de vivre de nos citoyens ? Fierté ? Indépendance ? Nationalisme ? Ces sujets sont tabous en politique car on ne voudrait surtout pas faire croire à la population qu’il y a un monde en dehors de l’argent.

Les politiciens ne feront rien. Tout d’abord parce que les citoyens ne voteront pas pour eux s’ils ont le courage de seulement menacer leur confort et deuxièmement parce que ce ne serait pas payant pour eux. La surconsommation rapporte au patronat, ce même patronat qui contrôle notre gouvernement et y place ses pantins, peu importe votre choix de vote, à gauche ou à droite, il sera avant tout un vote pour ce patronat, un appui pour ce système qui ne vous offre aucun choix. Un seul choix s’offre à vous, rejeter la corruption, annuler votre vote.

Il est temps que le Québec se réveil et sorte de cette fédération canadienne vouée à l’échec.