24 juin 2008

La St-Jean-Baptiste : L'indépendance du Québec!


C’est aujourd’hui la fête nationale du Québec. Nous l’appelons désormais fête nationale, mais le fait est que, politiquement, le Québec n’est pas une nation. Un gouvernement étranger écrit encore certaines de nos lois, renforcissant toujours son emprise grâce à l’immigration et sa politique des deux langues officielles. À cause de tout ceci Montréal deviendra bientôt une ville où l’anglais sera majoritaire. Le Québec n’a pas à faire directement face aux problèmes de surpopulation, en fait, ici, comme en Europe, il y a décroissance de la population. Pendant ce temps le ratio immigrant/Québécois augmente lentement, mais surement. Il n’est donc pas difficile de réaliser que le multiculturalisme détruit notre nation.






On pourrait alors se demander : « Pourquoi célébrons-nous alors ? »



Comme partout ailleurs, les Québécois n’aiment pas faire face à la réalité et souffrent d’un profond manque de valeurs plus honorables. Additionné à cela le fait que la St-Jean est un bon prétexte pour se saouler et d'avoir une journée fériée et vous avez soudainement une bonne raison de « célébrer. » Le fait que nous avons dut nous battre pendant 400 ans afin d’assurer notre survie en tant que peuple ne les intéressent pas. Et oui, 2008 est se que nous pourrions appeler une année « spéciale », car elle marque la fondation de la plus vieille ville d’Amérique. La ville de Québec est vieille de 400 ans.



Samuel de Champlain était son fondateur; un homme de courage, de bravoure et de détermination. Même à ce moment il avait à combattre le mercantilisme; à combattre les marchants qui ne voulaient pas le voir établir une colonie française en Amérique, provoqué par la peur de perdre beaucoup d’argents. Il combattu ces marchants, l’océan et les hivers rigoureux avec l’aide des Amérindiens, et il gagna. Mais, 400 ans plus tard, nous sommes toujours une colonie, parce que nous semblons aimer l’état dans laquelle nous sommes. Nous avons peur de prendre le risque, peur de penser par nous-mêmes et prendre les reines de notre destiné, comme un adolescent qui refuse de grandir. Malheureusement, Champlain n’est désormais plus notre héro, Riel, Chevalier De Lorimier, Bourgault et Papineau, ces patriotes ne sont plus nos vieux héros. Notre héro est un marqueur de 50 buts de la Ligue National de Hockey. Les gens ne se préoccupent plus du passé ou du futur, se qu’ils veulent c’est éviter l’adversité au présent.



Tout ceci causés par notre profond manque de valeurs. Ce manque de signification dans nos vies à fait en sorte que cette nation n’accorde plus d’importance aux valeurs nobles comme le courage et la bravoure. Est-ce que l’indépendance est possible dans cette situation ? Je ne crois pas.



Mais il y a toujours de l’espoir. Nous n’avons pas survécu 400 ans pour rien. Nos ancêtres étaient fiers. Ils ont choisis de vivre en Français lorsque l’argent était contrôlé par les Anglais. Les Québécois colonisés se plaisent à dire que nous sommes une gang de perdants parce que nous avons perdu la bataille sur les plaines. La révolte des patriotes a échoué, le FLQ fut écrasé par l’armée canadienne et nous avons perdu deux référendums sur l’indépendance. Personnellement, ces événements ne veulent pas dire que nous sommes des perdants, mais que nous sommes de fiers combattants qui se sont battues pour le peuple. L’indépendance sera possible si nous nous remémorons le courage et la joie de vivre de nos ancêtres. 400 ans d’histoire c’est court comparés aux vieux pays Européens, mais c’est notre histoire et nous devons nous battre pour elle.



Vive la liberté! Vive l’indépendance!

13 juin 2008

Ba-be-bi-bo-bu


Tous les bébés sont plus ou moins prématurés à la naissance, puisqu’ils ne peuvent se nourrir seuls et sont incapables de se déplacer ou de parler. Les chiots se débrouillent en quelques heures, les poulains sont sur pattes le jour même, mais les petits de l’homme restent désemparés. Or, cette situation quasi larvaire nous procure un avantage sur les autres êtres vivants : grâce aux parents, l’enfant deviendra de plus en plus autonome et apprendra une ou plusieurs langues.






Par Jacques Godbout

publié dans www.lactualite.com du mois de juillet 2008



Dans une collection intelligente de livres consacrés à l’histoire de la Terre, de Dieu ou du bonheur, voici celle du langage, pleine de surprises. Concédons que les animaux, y compris les insectes, possèdent une forme de langage ; ils communiquent par phéromones ou par des chants. Mais c’est la langue qui nous distingue des grands singes, dont nous partageons quasiment tous les gènes.



Il y a de cinq à sept millions d’années, quelque part en Afrique, l’homme s’est séparé de ses cousins simiesques. Il y a deux millions d’années, il a inventé des outils, mais les animaux aussi en créent. La maîtrise du feu, par contre, aurait changé la vie des hominidés, la cuisson des viandes et des végétaux favorisant l’accroissement du volume du cerveau. Certains croient que c’est au coin du feu que nos ancêtres, pour se raconter des histoires, ont élaboré des langues. L’écriture (des chiffres, puis des lettres) est apparue il y a 8 000 ou 10 000 ans.



Sommes-nous seuls à parler, discuter, penser ? On ne sait. Kanzi, un singe bonobo, chimpanzé de la forêt congolaise, utilise 250 lexigrammes et comprend 500 mots, même au téléphone ! Par contre, il semble que nous soyons les seuls à conjuguer le passé et le futur de nos verbes d’action. Ce qui est sûr, c’est que nous possédons un mécanisme qui nous permet d’émettre une immense variété de sons. Notre larynx se serait positionné quand nos ancêtres, en courant dans les steppes, ont modifié leur cage thoracique. Peut-être. On sait que la fonction ne crée pas l’organe, mais la sélection naturelle est un des principes de la théorie de l’évolution de Darwin.



Apprendre une langue, c’est vivre dans un utérus culturel. Les parents n’enseignent pas à parler à leurs enfants, ils leur fournissent des modèles de langue et de culture. Le cerveau du bébé, « même s’il ne représente que 2 % de sa masse corporelle, pompe de 20 % à 25 % de l’énergie dépensée ». L’apprentissage fœtal des sons commence au dernier trimestre de la grossesse. Le milieu utérin est bruyant, l’enfant entend tout : « le flux artériel dans le placenta, les borborygmes intestinaux et les battements cardiaques de la mère » en plus de sa voix, transmise dans le bain amniotique. Pour se faire entendre, le père aurait avantage à coller sa bouche sur le ventre de sa femme.



Bébé reconnaît les comptines que sa mère chantait pendant la grossesse; il suffit de mesurer l’accélération de sa tétée pour le savoir. Quatre jours après sa naissance, le bébé identifie la voix de sa mère et peut même différencier sa langue maternelle d’une langue étrangère. À cinq mois, un bébé américain peut percevoir l’accent britannique tellement il a l’ouïe fine. Des tests l’ont démontré.



Qu’est-ce qu’une langue ? Une onde acoustique continue, du genre « bonjourcommentallezvous ? », que le cerveau va apprendre à décoder, en distinguant les mots et le contexte. Le langage est génétique, la langue, un produit culturel avec sa prosodie et son babillage propres. L’enfant crie, chuchote, grogne, bave en expulsant de l’air... Il lui faut contrôler environ 70 muscles pour parler : ceux du palais, de la mâchoire, des lèvres, de la langue. On comprend qu’il faille quelques années pour savoir s’exprimer correctement.



Contrairement aux idées reçues, la structure d’une langue ne modifie ni la pensée ni la façon de voir la réalité. On a tout avantage à parler plusieurs langues, le trilinguisme est un idéal, le bilinguisme n’est pas un danger. En fait, « des populations entières peuvent être bilingues ou trilingues » : la majorité des adultes néerlandais, par exemple, parlent l’anglais, mais ils n’ont pas pour autant perdu le néerlandais et y sont très attachés.



Les savants qui étudient la pyramide des âges des locuteurs craignent que la moitié des 6 000 langues humaines parlées aujourd’hui ne se soient éteintes avant la fin du siècle. Grâce au français, langue internationale, nous ne sommes nullement menacés, à moins de nous replier sur notre « créole ». La grande leçon à retenir ? Les bébés demeurent, avec les États, les véritables remparts contre la disparition de toute langue maternelle et officielle.



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Beau discours détourné et malhonnête de la par de Mr. Godbout afin de prêcher l'assimilation par le bilinguisme. Si la langue ne modifie ni la pensée, ni la façon de voir la réalité alors pourquoi devrions nous en apprendre plusieurs ? Il est vrai que parler une autre langue peut s'avérer être un outil très utile, mais où Mr. Godbout veut en venir avec ce discours est que le lecteur Québécois de L'Actualité se disent que toutes les langues s'équivalent et qu'il n'est donc pas important d'avoir un sentiment d'appartenance pour notre langue, puisqu'il considère ce geste comme un replis sur soit. Si on veut vraiment lutter pour la survivance d'une langue on doit en faire la promotion et non être passif en s'appuyant sur des théories évasivent dans le seul but de se donner bonne conscience. En réalité ce texte est un véritable pamphlétaire faisant la promotion du bilinguisme anglophone et le bilinguisme au Québec équivaux à la mort du français, si rien n'est fait pour le promouvoir, il deviendra rapidement langue seconde puis un simple outil. Mr. Godbout n'a pas utilisé l'exemple des Néerlendais innocement, mais se qu'il oubli de mentionné est que le contexte Québécois est fort différent et puis être seulement attaché à une langue n'est pas suffisant, il faut l'utiliser pour qu'elle puisse être en santé.



Le bilinguisme n'est pas un danger seulement si la langue seconde demeure un simple outil. Dans ce cas cet outil pourrait être chez un individu l'anglais, chez un autre l'allemand ou le mandarin, la langue seconde demeurrera à ce moment un simple outil puisque le peuple aura une seule langue commune, mais si une population entière doit adopter une seule et unique langue seconde, cette langue aura tôt fait d'empiéter sur la langue primaire qui deviendra bientôt elle aussi langue seconde dans une situation comme celle du Québec. Les apôtres du bilinguisme à tout prix le savent très bien et sous entendront toujours que cette langue seconde doit être l'anglais. Bravo pour votre torchon Mr. Godbout je suis certain que votre patron Desmarais est très fier de votre travail.

10 mai 2008

Les Colonisés







Ce court extrait d’un discours de Pierre Bourgault explique pourquoi beaucoup de Québécois affichent une attitude de colonisée. Pourquoi ils n’éprouvent aucune fierté à être se qu’ils sont et pourquoi ils tentent de frapper aux genoux ceux qui se lèvent debout.



Vous connaissez certainement une personne comme celle-ci. Une personne qui souhaite notre disparition par l’assimilation, elle ne le dira probablement pas clairement, mais ses dires et ses actes le démontrent tout de même. Ce type de personne n’a en général rien à faire des faits historiques se contentant de connaître seulement les grandes lignes. Lorsque nous transformons ces personnages, qui se sont tenus debouts et grâce à qui nous sommes encore ici aujourd’hui, en martyrs, nous en faisons des icônes auxquelles nous ne voulons pas nous associés, pourquoi voudrions nous nous identifier à ces perdants ? Ces grandes lignes de notre histoire dont fait allusion Mr. Bourgault dans cet extrait pourraient laisser croire que nous sommes un peuple vaincu, mais ce n’est pas le cas, malheur aux fédéralistes. Car en réalité ces personnages historiques ne sont pas des martyrs, mais bien des héros, héros par leur courage et la noblesse de leurs actes, non ce ne sont pas des perdants, parce que nous sommes toujours ici parlant leur langue en terre du Québec. Nous serons vaincues seulement lorsque nous cesserons de combattre, c’est pourquoi ceux qui osent combattre attirent la foudre de ceux qui sont à genoux, car ils reflètent leur état d’assimilé, de vaincu sans fierté. Bien sur ils ne l’avoueront jamais, prétextant qu’ils n’en ont rien à faire, même si leur attitude prouve le contraire puisqu'ils se donnent la peine de débattre avec vous. Ils vous traiteront probablement alors de fou ou de paranoïaque ou tenteront de vous ridiculiser.



Il y a aussi ces gens qui sont complètement désintéressés. Ces gens qui ne veulent pas être dérangés et qui ne veulent pas lutter activement. Ils écoutent « Tout Le Monde En Parle » et se disent conscientiser par ces discours politiquement corrects qui n’affichent aucune opinion claire, fuyant les conflits, même les conflits d’opinions! Bref la conscientisation n’est pour eux qu’un moyen de se donner bonne conscience, passer à l’action ne les intéressent aucunement, leur routine étant individuellement trop confortable pour être bouleversée par une futilité telle que la survivance d’un peuple en lutte. Mais il est encore possible pour ces personnes de changer et c’est pourquoi la S.N.Q. fait la promotion du nihilisme. Le nihilisme permet à un individu de détruire ses valeurs de défaitisme et de fatalisme qui cause la passivité et la fuite des conflits qui ont pour conséquences notre « assimilation tranquille », pour les remplacer par un système de valeurs permettant de mieux faire face à la réalité. La réalité du Québec étant la destruction de notre culture par la globalisation entrainant notre assimilation et peut-être un jour notre disparition, nous nous devons de faire la promotion du nationalisme afin de faire renaître notre fierté et ainsi redevenir le peuple fort que nous étions jadis.

3 mai 2008

La Récup

Michel Rioux




Tout le monde sait qu’un des piliers de la lutte à la pollution et de l’utilisation rationnelle des ressources, c’est la récupération. Communément appelée « récup » en vernaculaire militant…



Il s’en est fait pas mal, de la récup, lors du passage de Al Gore à Montréal où, à l’invitation de La Presse et sous les auspices de Power Corporation, une grosse soirée mondaine en queues de pie et robes à traîne a marqué l’événement à lui consacré à la Place des Arts.



Ce qui a donné, dans le quotidien des Desmarais père et fils et belles-filles, plusieurs pages d’articles et de photos où les grandes et les grands de ce monde rivalisaient d’aménités et de sourires satisfaits à l’endroit de celui à qui le frère de l’autre, Jeb Bush, a volé son élection à la présidence des États-Unis, en 2000, grâce aux trois voix du collège électoral de Floride livrées par fraude à W. On sait dans quelle catastrophe planétaire cette fraude électorale a plongé non seulement les USA, mais l’univers tout entier.



Cependant, force est d’admettre que le monsieur, même s’il a été oscarisé et nobellisé, n’est pas nécessairement touché par la science infuse. Quand il s’est fendu de fleurs plus odorantes les unes que les autres à l’endroit des politiques environnementales de Jean Charest et de son gouvernement, j’ai ressenti comme une petite gêne.



Je me suis rappelé la visite du révérend Jesse Jackson lors de la crise d’Oka et de la conférence de presse qu’il avait faite sur place. Il y dénonçait avec tout le pathos qu’on lui connaît la mord d’un Mohawk aux mains de la Sûreté du Québec. La tête qu’il avait quand un journaliste lui avait glissé à l’oreille que c’était plutôt un policier qui avait été descendu par une balle amérindienne…Visiblement, il avait été fort mal informé.



Même chose pour Gore. Se peut-il que personne ne lui ait glissé un mot sur les hauts faits libéraux en matière de protection de l’environnement ? Que personne ne lui ait parlé de Rabaska, ce port méthanier qu’on veut installer en face de l’Île d’Orléans parce qu’aux États-Unis, personne n’en veut sur la côte Est ? Que personne n’ait fait allusion au scandale du mont Orford ? Que personne n’ait rappelé le projet du Suroît, de triste mémoire ? Que personne n’ait attiré son attention sur ce pont qu’on s’empresse de construire à Montréal sur l’autoroute 25 sans attendre que toutes les étapes visant à juger des dangers sur l’environnement ne soient franchies ?



Fallait pas compter sur Junior Desmarais pour faire la job. Gaz de France, privatisé par les bons soins de Nicolas Sarkozy au bénéfice de Suez, dont les principaux actionnaires sont Paul Desmarais et son copain de toujours Albert Frère, est l’une des entreprises engagées dans le projet Rabaska. Il y a tellement de retours d’ascenseur dans ces opérations qu’on en attrape le tournis.



Et les sables bitumineux en Alberta ? Un organisme réputé dans la défense de l’environnement a déjà déclaré qu’il s’agit là du projet le plus dommageable et le plus toxique dans le monde actuellement. Quand même curieux que M. Gore n’ait pas une petite idée là-dessus.



C’est vrai qu’en présence de Junior Desmarais, c’était un peu embêtant de donner son opinion. Pourquoi ? Total, autre entreprise française dans laquelle les Desmarais ont des intérêts, est engagée jusqu’aux oreilles dans les sables bitumineux. Le fils Desmarais en disait d’ailleurs ceci : « Nous sommes très heureux de notre investissement dans Total, il n’y a rien d’autre à dire. »



Le grand environnementaliste canadien David Suzuki, qui a déjà soutenu qu’un politicien qui ne s’engage pas à lutter contre le réchauffement climatique devrait être mis en prison, souriait béatement au bras de Gore et d’André Desmarais.



C’est ce même Suzuki qui avait déclaré il y a quelques années que Lucien Bouchard avait fait « a crazy thing » en militant pour la souveraineté du Québec plutôt que pour l’environnement … Comme si les deux étaient incompatibles. De ce côté-ci de la rivière Outaouais, on prétend pouvoir marcher et mâcher en même temps !



Gore, Suzuki, Desmarais, Lemire, Guilbault, Charest et autres m’as-tu vu présents ce soir-là à la Place des Arts ont tous, à leur manière, donné raison à La Rochefoucauld, qui a écrit, il y a trois siècles : « Les vertus se perdent dans l’intérêt comme les fleuves dans la mer… » Une autre face de la récupération, en somme.



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Qu'il est beau de voir ces «bigs boss» et chefs d'états se féliciter mutuellement de leur bonté et leurs bonnes actions, qui ont en fait aucune conséquence réelle, pendant qu'en arrière plan la corruption reigne et nous simples citoyens on regarde passer la parade les bras croisés plongé dans notre passivité, notre défaitisme et notre sentiment d'impuissance, trop contents de nous bercer dans notre complaisance. Les choses n'ont pas bougées depuis «Le Temps des Boufons» de Falardeau, toujours les mêmes capitalistes verreux qui nous méprisent, «crosseurs, menteurs, voleurs et ça se reproduits de père en fils!» Il est temps que les choses changent.






Le Temps Des Bouffons 1/2














Le Temps Des Bouffons 2/2









24 mars 2008

La Femme Objet



La société actuelle se sert du désir que l’homme éprouve pour une femme de belle parure afin de lui vendre des produits de toutes sortes et de lui vendre la femme en tant qu’objet sexuel lui permettant d’assouvir ses pulsions sexuelles. Vous me direz que la prostitution est le plus vieux métier du monde, ce fait ne veut pas signifier que la prostitution est une bonne chose, il faut aussi tenir en considération qu’il y a plusieurs types de prostitution.





Tout d’abord, jamais dans l’histoire de l’humanité avons-nous été autant bombardés d’images de la femme parfaite. La femme est devenue un simple outil de vente ou de promotion, par elle on tente d’invoquer nos sentiments de convoitise ou de jalousie. Ce qui fait du corps de la femme une simple banalité, un objet de consommation tout comme le produit qu’elle promeut. On vend de la musique, des films, des événements spéciaux grâce au corps de la femme, et l’homme en redemandent toujours, nos pulsions étant jamais assouvies. Et on affiche un visage surpris et hypocrite lorsqu’on voit nos jeunes filles habillées comme des putes.



Les hommes peuvent se «payer» une femme et laisser court à ses pulsions les plus primaires alors que la femme, elle, peut se faire sculpter un corps parfait afin d’être consommer ou, dirait-elle, afin d’avoir une meilleure estime d’elle-même. Il faut être habité d’un esprit faible pour croire que notre image physique fait de nous une meilleure personne ou qu’un défaut physique fait en sorte que nous avons aucune estime de soi. L’homme est un être complexe possédant bien plus qu’un seul et unique aspect.



Nous vivons dans un monde où l’argent peut, à quelques rares exceptions près, tout acheter. Le sexe fait partie de ces choses, soit en passant par une prostituée ou une escorte, aussi longtemps qu’il aura de l’argent un homme peut avoir autant de sexe qu’il le désire. En échangeant de l’argent contre du sexe, l’homme a le sentiment qu’il peut en faire ce qu’il en veut, il possède. Le sexe devient alors aussi une activité banale, on peut alors copuler en paix comme le fait un animal. La femme y étant traitée dans la grande majorité des cas, sans aucun respect. On peut même la jeter après usage et la remplacer par une autre la prochaine fois si celle-ci ne fait pas l’affaire.



Autrefois, la chrétienté avait donné une image négative de la sexualité féminine, elle détournait l’homme du droit chemin et l’amenait à pécher. La femme était donc vue comme un être plus faible que l’homme, celle qui nous fit perdre le paradis et mena l’homme à fouler la terre dans la disgrâce de Dieu. Il était impossible et même malsain de tenter de retirer tout fantasme dont la femme inspirait l’homme, c’est pourquoi nous avons connu la révolution sexuelle ainsi qu’une guerre des sexes et que nous nous retrouvons dans cette situation aujourd’hui. La révolution sexuelle fit en sorte que la sexualité ne fut plus diabolisée, mais nous mena aussi vers l’hyper sexualisation qui fut mentionnée plus tôt. La guerre des sexes, qui avait pour but de rendre les deux sexes égaux, fit en sorte que la femme quitta les tâches ménagères et l’éducation des enfants pour les remplacer par des tâches corporatives, pendant que nos enfants sont élevés par des inconnues.



Mais bien avant la chrétienté, la femme était traitée bien différemment, c’est-à-dire avec respect, celle qui donne la vie, la mère du monde, la mère nature. Non mise sur un piédestal, mais simplement traitée pour son caractère différent et précieux. La tragédie grecque célébrait «Gaïa» la «Terre-Mère», ainsi qu’«Aphrodite» Déesse de l’amour et de la beauté qui était aussi célébrée dans la mythologie romaine sous le nom de «Vénus». Le sexe était vu comme une activité organique suprême, un événement sacré dont l’homme et la femme pouvait faire ensemble l’expérience dans le respect mutuel, non au détriment d’un des deux parties. L’acte sexuel était alors une célébration de la vie, sans lequel l’homme ne serait rien.

1 mars 2008

Le «suicide culturel» de Victor-Lévy Beaulieu



Plus tôt ce mois-ci Victor-Lévy Beaulieu publia une lettre condamnant la traîtrise de Pauline Marois, il récidiva cette semaine avec une sortie publique enflammée dans laquelle il dénonça le multilinguisme, le mondialisme et l’inaction de nos élites. Il mit feu à sa dernière parution, «La Grande Tribu : C’est La Faute À Papineau», et menaça de mettre feu à toute son œuvre après une réflexion de deux mois. Simple coup d’éclat ? Je ne crois pas, mais l’avenir nous le dira. Voici la lettre qu'il distribua au média lors du lancement de La grande tribu.








Ce n’est plus la faute à Papineau

26 février 2008

Victor-Lévy Beaulieu



Merci à vous tous d’être là à l’occasion du lancement de La grande tribu, c’est la faute à Papineau.



Je vais essayer d’être bref mais comme vous savez, c’est parfois long de faire court.




Il y aura bientôt cinquante ans que j’écris. Mon premier roman, je l’ai rédigé à l’âge de 14 ans, et depuis je n’ai pas cessé d’aligner des mots sur de grandes pages blanches.



Pourquoi je l’ai fait ? Pour moi-même d’abord et pour prouver que dans un semblant de pays comme le nôtre, qui proclame l’égalité des chances pour tous, mais pratique le contraire, il est possible, même dans la pauvreté sociale et culturelle, d’entreprendre long et profond.



Pour tout vous avouer, je rêvais alors d’être le premier Québécois à recevoir le prix Nobel de littérature. Dès qu’il a commencé à boxer Mohamed Ali a dit : « Non seulement je serai champion du monde, mais le plus grand de tous les champions. » En l’entendant, je me suis dit : « Pourquoi je ne pourrais pas devenir moi aussi champion, et le plus grand des champions ? » Et puis, William Faulkner n’a-t-il pas dit aussi : « Il faut avoir un projet si vaste qu’on ne peut plus le perdre de vue. »



Quand, malgré les réticences de René Lévesque, Camille Laurin a réussi à faire adopter le projet de loi 101 qui faisait de la langue française la seule langue officielle du Québec, j’ai encore rêvé qu’un jour je lui ferais hommage en faisant paraître un cent et unième ouvrage de moi. Je rêvais toujours que cela pourrait coïncider avec ce moment fabuleux où nous célébrerions le vingt-cinquième anniversaire de notre indépendance nationale.



Près de cinquante ans après m’être mis par l’écriture à rêver et à agir, je constate que nous n’avons jamais été aussi loin de l’indépendance que nous le sommes actuellement : nos élites n’ont jamais été aussi veules, même dans les chartes qu’elles nous ont imposées et qui consacrent le seul droit que nous avons encore, celui d’être aliénés ou aliénables.



Fini l’unilinguisme de la Loi 101. Bienvenue au bilinguisme pour tous et, pourquoi pas, au multilinguisme. On ne sait pas apprendre à nos enfants ni à lire ni à écrire le français, mais c’est parce qu’on a besoin d’être immergés, non pas dans la langue de Molière, de Tremblay ou de Lepage, mais dans la mer anglophone.



Pour ces étranges mondialistes-là, on ne devrait même plus avoir de relations privilégiées avec la France. Voyez-vous, elle n’a plus rien d’un empire, tandis que les États-Unis en sont un. Bien sûr, on est contre les guerres que provoque l’empire le plus militaire qu’on ait eu à subir sur la planète, mais qu’importe ! C’est avec l’empire qu’on fait de l’argent.



Demain, on apprendra le mandarin et le cantonais pour les mêmes raisons, non pas pour mieux communiquer culturellement avec le monde comme le prétendent les mondialistes, mais pour mieux y faire de l’argent sale, comme c’est le cas avec le Canada qui, depuis le début de la guerre en Irak et en Afghanistan, est devenu avec les États-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne, la Russie et la France, l’un des grands marchands d’armes sur la planète.



On voit le désastre que cela donne en Afrique et dans tous ces pays dits hypocritement en voie de développement : des massacres, des génocides, la mort de millions de personnes, le déplacement de millions d’autres, une pauvreté endémique et les sales maladies qui vont avec.



Il est difficile dans des médias qui, pour la plupart, appartiennent à des intérêts étrangers, de s’y faire entendre vraiment. Même quand Le Devoir promeut le bilinguisme pour tous, on ne peut que désespérer de notre avenir collectif.



Si nous-mêmes comme peuple nous tombons à pieds joints dans l’anglomanie, comment voulez-vous que le français puisse avoir une force d’attraction suffisante pour que les immigrants s’y adonnent véritablement ?



Tout cela pour vous dire que mon désarroi est grand aujourd’hui. Ce Québec français, pacifiste, soucieux des minorités souffrantes d’ailleurs, on est en train de nous l’enlever. Moi, je me sens orphelin ces jours-ci. Doublement orphelin. Orphelin sur ma terre natale, Trois-Pistoles, qui a refusé que je lui redonne ce qu’elle m’avait prêté à ma naissance : ce sens de la culture et son inscription dans la modernité.



Orphelin aussi parce qu’à Montréal on dit de moi que je représente le Québec ancien dont on ne veut plus, que je suis une manière d’ayatollah, sinon de taliban arriéré dont on souhaite la mort, comme l’ont écrit deux lecteurs du journal Le Devoir qui a publié la chose sans sourciller. Imaginez si on avait écrit cela d’un membre de la communauté juive ou d’un musulman ! Le Devoir aurait-il été aussi néolibéral?



Il faut que je trouve des réponses au désarroi qui m’habite. C’est pourquoi je vais passer les deux prochains mois à y réfléchir.



Moi qui suis pacifiste, je voudrais que le Québec devienne un pays et que cela lui arrive sans violence. Mais maintenant que nous n’avons plus de parti indépendantiste, que faire ? Nous laisser assimiler en contribuant nous-mêmes à cette assimilation ?



Mon désarroi est grand, je vous l’ai dit. Et c’est ce désarroi que j’ai d’abord exprimé dans La grande tribu, c’est la faute à Papineau : peut-on se libérer du joug des répressions, celles des autres comme celles qu’on cultive en nous au point d’en être devenus schizophrènes sans vouloir l’admettre ?



Et que refuse-t-on de soi quand on ne veut pas guérir de sa schizophrénie ? La liberté, bien sûr, ce pour quoi se battent les personnages de La grande tribu, c’est la faute à Papineau.



Mais sans doute ai-je écrit ma grotesquerie trop tard. La partie est peut-être toute jouée déjà. Si cela devait être le cas, j’ai conscience que j’aurai passé ma vie à écrire pour rien que j’aime tous les pays qu’il y a dans mon pays, que j’aime la langue française-québécoise sur laquelle je n’ai pas cessé de travailler pour qu’elle dise même l’au-delà de ce que nous sommes.



Si je me suis trompé, j’aimerais mieux que mon œuvre disparaisse à jamais et dès maintenant. Je l’ai écrite parce que, en définitive, je voulais chanter la vie québécoise possible ; et la vie ne signifie plus rien si ce n’est pas la liberté qui la fonde.



Après les deux mois de réflexion que je m’accorde, s’il fallait que j’en vienne définitivement à la conclusion que je me suis véritablement trompé, je ferai ce que symboliquement je vais faire aujourd’hui : brûler dans mon poêle à bois non seulement La grande tribu, c’est la faute à Papineau, mais tous les ouvrages que j’ai écrits.



Je ne veux pas me survivre juste pour moi-même. Je sais trop que si le génie existe, il n’a rien à voir avec l’individu, mais tout à voir avec la société qui le porte et qu’il porte.



Sans véritable patrie, l’individu n’est qu’une statistique, et les statistiques ne sont que les débris que laisse derrière elle l’Histoire des autres. Ça ne m’intéresse pas, mais pas pantoute, de devenir un débris de l’Histoire des autres.



Voilà.



Trois-Pistoles, ce mardi 26 février 2008



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Que dire de cette lettre écrite par Victor-Lévy Beaulieu et publiée le 26 février dernier ? Une lettre courageuse par sa franchise, mais aussi frustrante et décourageante. Découragement qui semble avoir gagné VLB, car pour moi cette lettre sonne comme un dernier cri de désespoir, comme si VLB nous demandait de lui prouver qu’il a tort de croire que tout espoir est mort. Il nous donne deux mois pour le faire changer d’avis. C’est peut-être aussi une tentative de nous inspirer un sentiment de révolte et de nous faire prendre conscience de notre avenir précaire, mais cette façon de faire est malsaine! Est-il tombé sous le joug de cette répression qu’il condamne !?



Victor-Lévy Beaulieu soulève de très bons points dans cette lettre, mais si, après ses deux mois de réflexion, il décide de brûler tout ses livres et d’ainsi commettre son «suicide culturel», je dois admettre que je serai extrêmement déçu. S’il est vrai qu’il deviendra un simple débris advenant la mort de notre culture, VLB n’a tout de même pas le droit de nous laisser tomber! Il n’a pas le droit de nous insuffler ces sentiments de défaitisme et de désespoir! C’est en abandonnant qu’il deviendra un débris pour le peuple québécois, plus qu’un débris, il deviendra un parasite, une nuisance pour notre cause. Il doit, au contraire nous insuffler des sentiments nobles comme le courage, car ce sont ces sentiments que nous permettrons peut-être un jour de goûter à notre nation avec tout ce que cela implique.



Même en supposant un avenir où notre cause serait perdu, nous nous devrons toujours de croire jusqu’à la fin. Tout homme qui se respecte se doit de vivre avec honneur, non dans le défaitisme, car c’est la seule façon de vivre pour un homme qui aspire à la transcendance. Notre mort n’en sera alors que plus douce, car nous aurons alors réellement vécu et ce même advenant une défaite. Jamais je ne croirai à notre assimilation et jamais je ne ferai la promotion du désespoir! Par respect pour mes ancêtres ainsi que ceux qui y croient toujours et surtout pour mon propre salut!



J’en veux à Victor-Lévy Beaulieu de même songer à tout abandonner! J’en veux à Victor-Lévy Beaulieu pour ce bref instant où il a su m’inspirer un sentiment de désespoir! Espérons que ses deux mois de réflexion lui permettront de revenir avec force.

23 févr. 2008

La LNH et le Canadiens de Montréal


Mettons les choses au clair, le hockey est un simple divertissement. Pratiqué entre amis, il devient un sport servant à maintenir en forme, mais assis sur votre sofa, devant la télévision en regardant une partie, il devient divertissement. Un simple téléroman savon où les acteurs marquent des buts et récoltent des points, connaissent des hauts et des bas, gagnent ou perdent, se font échanger ou se blessent. Rien qui est une quelconque influence sur la vie de l’auditeur. Pourquoi alors s’identifier à cette équipe et prendre autant à cœur ses exploits? Pourquoi se frustrer lorsque son équipe favorite perd ? Sauter de joie lorsqu’elle gagne ?



Parce qu’il est facile de s’identifier à des choses irréelles. Parce que quoi qu’il arrive, les exploits ou les défaites n’ont aucune influence réelle sur notre vie, comme il est facile de s’identifier à quelque chose d’irréel qui ne viendra jamais bouleverser notre vie routinière et stagnante. C’est sécurisant. Pourquoi s’identifier à quelque chose de réel où les défaites seraient beaucoup plus dures à encaisser lorsqu’il est si facile de s’abandonner dans l’irréel et de laisser court à nos frustrations et impuissances ? Car le monde irréel est peut-être sécurisant ou réconfortant, mais il est aussi frustrant. Frustrant dans la défaite car nous y avons aucun contrôle et procure un faux sentiment de joie lors de la victoire, car en fait, la victoire n’a aucune influence sur notre vie, elle ne l’améliore d’aucune façon. On peut même se servir de se monde irréel comme canalisateur de notre impuissance produite par le monde réel, nous servant de la défaite pour laisser se déchaîner toute notre frustration et même notre désespoir causé par des choses qui nous touchent réellement. Comme par exemple, un mauvais gouvernement sur lequel nous ne possédons aucune influence ou un emploi merdique. Il est aussi le canalisateur de faux sentiments de bien-être, d’épanouissement ou de joie puisque l’on tente de s’en servir pour combler le vide laissé par une société stérile et sans ambition, mais en bout de ligne, on se rend bien compte que ces faux sentiments ne nous apportent rien de tangible, ce qui n’aide en rien nos frustrations.




Vous me direz alors que le Canadien de Montréal fait partie de notre histoire. Mais qu’a fait le Canadien de Montréal pour le peuple québécois ? Le hockey en tant que sport fait en quelque sorte partie de notre culture, mais le Canadien ? Il nous a apporté une fausse identité, une gloire qui n’en est pas une. Vous ne gagnez rien lorsque votre équipe de hockey préférée gagne quelque chose puisque personnellement vous n’avez rien accompli, ce sentiment de bien-être lors d’une tâche accomplie n’est pas le vôtre. Elle est celle d’un groupe de millionnaires qui se passent la rondelle sur une patinoire, et même pour ce groupe de millionnaires, qu’est-ce que cette victoire représente au juste ? Un simple accomplissement personnel et égoïste. Si au moins ils avaient quelque chose d’intéressant à dire! Rien à voir avec ces vrais glorieux qui ont su marquer notre histoire en faisant du Québec une meilleure nation, c’est eux qu’il faut applaudir, mais il est plus facile de les oublier comme des lâches, car il est trop douloureux de nous comparer à eux et il est surtout trop difficile de les prendre en exemple.



Notre identité réside en ce qui nous touche tous en tant que Québécois. Notre langue, notre histoire et plus particulièrement notre futur et notre nation. Notre langue, notre futur et notre nation représentent ce sur quoi nous pouvons agir. C’est en agissant dans le présent que nous pourrons améliorer notre futur et offrir à notre descendance une nation prospère où le peuple place son espoir et son énergie dans un monde réel qui a des conséquences sur notre vie ici sur terre, au lieu de voir notre jeunesse se perdre dans de faux idéaux. Il n’est pas étonnant de voir beaucoup d’entres eux déprimés par ce que leur réserve leur avenir. À nous de leur apprendre le courage.

16 févr. 2008

Le 400e De Québec

Les organisateurs du 400e anniversaire de la fondation de Québec sont-ils trop orgueilleux ou trop bornés pour prendre conscience de leur lamentable échec ? Jusqu’ici le 400e se résume à un simple prétexte pour faire la fête et dépenser beaucoup d’argent dans des événements sans signification pour la ville comme le « Red Bull Crashed Ice » qui n’est qu’un simple divertissement sans importance. On ne semble pas avoir conscience de la totale signification de ce moment historique, ou peut-être que les citoyens de Québec en on tout simplement rien à foutre.






Toute fois j’aimerais tenter d’en conscientiser quelques uns. Il est vrai que nous avons un peu entendu parler de Samuel de Champlain dans nos médias de masse, mais si peu! Et lorsqu’on en parle c’est pour dire qu’on en parle pas assez, alors que les célébrations auraient dût débuter en soulignant les efforts et les sacrifices des premiers colons français. La colonisation de l’Amérique par nos ancêtres français ne fut pas chose aisée, les voyages longs et périlleux ainsi que les hivers rigoureux rendaient la tâche encore plus difficile. Pourtant des hommes comme Champlain rêvèrent d’établir une colonie française prospère et, surmontant maintes intempéries, ils réussirent avec détermination.



Se fut donc la fondation de Québec, qui est devenu la ville que nous connaissons aujourd’hui, berceau de notre langue et de notre culture. Les Québécois devraient non seulement célébrer la fondation de cette ville, mais aussi ceux par qui son développement a pu être possible, ceux qui ont marqué notre histoire, ceux qui, par leur courage, leur talent, leur détermination sont devenus « nos » immortels. Faisons en sorte que leurs efforts ne soient pas vains et que leurs mémoires ne meurent pas avec nous. En ces temps et grâce à ces hommes, le Québec et notre culture ne se contentaient pas de survivre, plus important encore, ils étaient prospères.


5 févr. 2008

Lettre d’un soldat québécois en Afghanistan


 



«J’ai vu des familles pauvres à l’extrême. Des enfants et des bébés marcher pas de souliers dans la boue gelée. On se demande alors ce qu’on fait là, si le résultat n’y est plus. Je continue à parler avec des Afghans avides d’argent, car ils sont si pauvres (...). Je suis en crisse. On veut les aider alors qu’eux ne font pas les efforts. Le Canada a offert de l’aide technique au gouverneur pour éduquer et coacher ses fonctionnaires (qui sont illettrés), mais il a refusé. Donc, on dépense des millions qui ne vont nulle part parce qu’il n’y a pas de plan. Il y a trop de gens haut placés dans le pays qui profitent de la guerre. Ceux au pouvoir se crissent ben des gens qui sont pauvres dans les villages. Et ces pauvres-là se crissent ben d’essayer de profiter de nous puisque personne d’autre ne les aide. Ça me dégoûte. Je ne vais pas faire une crise d’anxiété pour un peuple qui est maintenant dans une culture de dépendance.»


(Extrait d'une lettre d'un soldat québécois en Afghanistan)


Que peut-on conclure de cette lettre dure, mais franche, d’un soldat québécois en Afghanistan ? On peut y décerner beaucoup de frustration devant un peuple qui ne fait rien pour se sortir de la misère. Le peuple Afghan, comme tout autre peuple, espère un changement facile sans effort et sans sacrifice, pire, il souhaite que ce changement vienne d’ailleurs, que les sacrifices soient faits par quelqu’un d’autre. Beaucoup de frustration aussi face à un gouvernement corrompu. Corrompu par le marché de l’opium ? (l’Afghanistan est le plus grand producteur mondial d’opium) Fort probable, mais peu importe.


La culture du pavot n’est pas le problème, mais plutôt un symptôme. Le peuple Afghan possède une culture et une histoire, beaucoup plus ancienne que la nôtre, qui lui est propre, se sont ces deux éléments qui font en sorte que l’Afghanistan est ce qu’elle est aujourd’hui. La reconstruction de l’Afghanistan et l’aide du peuple n’est pas de notre essor, ce peuple doit changer par lui-même, on ne peut forcer ce changement et par-dessus tout, on ne peut faire ces changements à leur place, car dès notre départ les anciennes habitudes reviendront. Tout d’abord, qui somme nous pour juger leur mode de vie, leur éthique, leur moral et leur croyance. Nous ne possédons pas la vérité absolue et nous ne sommes certainement pas sans reproche.


Comme le soldat le dicte dans sa lettre, l’Afghanistan est maintenant piégé dans une culture de dépendance, c'est-à-dire que le soldat anonyme croit que l’Afghanistan dépend de l’aide des peuples occidentaux. Les conséquences de cette dépendance font en sorte que la force du peuple s’affaiblit de plus en plus, préférant profiter de notre aide plutôt que de s’aider soi-même. Si le destin de ce peuple est d’être dirigé par des fanatiques religieux qu’il en soit ainsi. Est-ce vraiment des fanatiques religieux, ou plutôt une propagande anti-Talibans menée par une puissance qui tire profit du commerce du pavot? Est-ce que les Talibans ne sont pas simplement un groupe nationaliste ? Encore des questions dont les réponses nous importent peu nous Québécois, car cette histoire ne nous concerne pas, seul le peuple Afghan doit puiser la force nécessaire pour trouver réponse à ces questions et éliminer la menace, car présentement nous sommes leur plus grande menace, le bienfaiteur qui les entretient dans cette dépendance.


Finalement, pour vraiment venir en aide au peuple Afghan les soldats québécois devraient non seulement quitter le pays, mais toutes relations des pays occidentaux avec la culture du pavot devraient cesser.

8 nov. 2007

L'Emploi Moderne


La société dans laquelle nous vivons fait en sorte que l’homme moderne se doit de posséder des biens afin d’obtenir du prestige, du respect et de la reconnaissance. On peut observer ce phénomène par le simple exemple de la voiture qu’une personne possède, plus elle est dispendieuse et luxueuse plus on est porté à croire que son propriétaire est une personne qui réussit bien sa vie et est, par conséquent, heureuse. Que doit faire un homme pour acquérir ces biens et ainsi une quelconque notoriété ? Il doit amasser de l’argent et il doit donc travailler.


On nous prépare à faire face à cette réalité pendant toute notre enfance en nous inculquant des valeurs matérialistes et lors de notre adolescence en nous faisant passer des tests grâce auxquelles nous découvrirons nos intérêts et nos aptitudes. Les résultats de ces soi-disant tests, qui n’ont rien de scientifiques, nous permettront de dresser une liste des emplois qui conviennent à nos intérêts et aptitudes. Notez que sont rarement présents dans cette liste des emplois comme éboueurs, journaliers dans une manufacture quelconque, pompistes, serveurs, caissiers, etc. bref les emplois à faibles rémunérations. Ces tests servent aussi à classer chaque individu dans un domaine précis et ainsi lui montrer le chemin qu’il devra suivre dans les prochaines années. On met alors des œillères à notre jeune adulte afin qu’il se dirige sur cette voie. Ce n’est donc pas étonnant que beaucoup de ces jeunes se retrouvent alors perdus ou révoltés, car la voie qu’on lui indique alors ne lui convient tout simplement pas. C’est à ce moment que la société matérialiste entre en ligne de compte.


Comme les pressions sont très fortes sur l’individu afin qu’il acquiert des produits (automobile, télévision avec câble, ordinateur, Internet, cellulaire et j’en passe) qui lui permettront de vivre en citoyen modèle, il se doit de faire de l’argent le plus tôt possible. Deux choix « logiques » s’offrent alors à lui, poursuivre ses études même s’il sait que dans le fond une vie entière passer à travailler dans le même domaine ne lui plaira peut-être pas ou lâcher ses études et trouver un emploi requérant peu d’aptitudes, mais qui lui permettront tout de même de subvenir tant bien que mal aux besoins dictés par la société. Dans les deux cas, la grande majorité des individus se retrouve à pratiquer des emplois peu valorisants et qui ne favorisent pas l’épanouissement d’un être humain normalement constitué. Dans ce type d’environnement, une personne pratique un emploi parce qu’elle en est capable, point à la ligne. Non pas parce que ce travail lui plait ou parce que ce travail lui permet d’acquérir de nouvelles connaissances ou lui permet de se surpasser. Quel surpassement pourrait-il y avoir à retirer la vésicule biliaire d’un porc ?


Avec l’industrialisation, ce type d’emploi est omniprésent, plus la population augmente plus la demande en bien de toute sorte augmente, donc le besoin de ce type de main-d’œuvre est par conséquent à la hausse. Une main-d’œuvre où les seuls critères nécessaires sont ceux d’être obéissant et posséder une certaine endurance physique, même s’il est presque impossible qu’un corps puisse tolérer ces gestes à répétition sans se détériorer. Nous assistons donc à la naissance d’être humain docile qui se contente de peu, ou devrais-je dire qui se contente de ses possessions matérielles et tant pis si sa job l’abrutit et le maintient dans cette situation absurde. Absurde, car il pose les même gestes tous les jours et ce qu’il produit ne lui profite même pas à lui, mais bien à un petit groupe de capitalistes crasseux. Quelle satisfaction un être humain peut-il ressentir dans une telle situation ? Tout le potentiel qu’il possède à sa naissance en est réduit à accomplir une tâche de robot. Ne voient-ils pas tout ce gâchis ? Beaucoup d’entres eux n’en sont même pas conscients ou préfèrent cette vie facile à se vautrer dans la médiocrité qu’une vie de labeur où on peut se lever chaque matin la tête haute. Une vie où notre profession nous est profitable directement et profite aussi à ceux qui nous entoure, non pas par l’argent qu’elle génère, mais par le partage de nos connaissances et de nos aptitudes. C’est alors que les vrais passionnés peuvent sortir du lot et peuvent faire les choses comme elles se doivent d’être faites et non faire les choses à peu près pour se débarrasser dans le seul but de voir l’argent en bout de ligne afin de se procurer des biens quelconques qui alimenterons notre faux sentiment du travail accompli. L’argent mène à l’individualisme, il fait en sorte que chacun peut vivre pour soit s’il en a les moyens, sinon on se contente de choses moins bonnes pour moins cher faites par des personnes moins compétentes, qui travaillent elles aussi que pour avoir la paie en bout de ligne. Ajoutons à cela un patron qui coupe sur la qualité des produits afin de diminuer les coûts de production et nous obtenons des produits de qualité merdique ou des produits inutiles. Du gaspillage de ressource naturelle.


L’homme moderne n’est que le produit de ce qu’il produit. En produisant un produit quelconque en quantité astronomique l’homme devient un simple outil de production. Il devient l’esclave de sa surconsommation. Pour avoir tout ce qu’il veut en grande quantité lorsqu’il le désire, l’homme a dû inventer des machines lui permettant de produire des produits quelconques rapidement afin de parer à la demande. Ces demandes peuvent parfois être vitales, mais les capitalistes crasseux ont su utiliser des moyens, comme les médias, afin d’inculquer de faux besoins à la masse. Les conséquences de cette surproduction et de cette surconsommation sont simples… L’homme moderne typique vie une vie de routine où il y a peu d’inquiétudes à se faire puisqu’il a rarement à prendre de grandes décisions. Choisir une marque d’automobile n’est pas une grande décision. Qu’advient-il du courage lorsque votre tâche première est de classer des sacs de chips ? Pas étonnant que l’homme moderne recherche les sensations fortes.


Pendant combien de temps cette planète que nous habitons pourra-t-elle endurer ce traitement ? Siphonnée ses ressources premières afin de fabriquer des poupées « Barbie » en quantité industrielle. Qu’est-il arrivé pour que l’homme descende aussi bas ? Pour qui se prend-il cet homme qui croit que tout lui est redevable ? Oh oui bien sûr… La création suprême de Dieu.