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13 juin 2008

Ba-be-bi-bo-bu


Tous les bébés sont plus ou moins prématurés à la naissance, puisqu’ils ne peuvent se nourrir seuls et sont incapables de se déplacer ou de parler. Les chiots se débrouillent en quelques heures, les poulains sont sur pattes le jour même, mais les petits de l’homme restent désemparés. Or, cette situation quasi larvaire nous procure un avantage sur les autres êtres vivants : grâce aux parents, l’enfant deviendra de plus en plus autonome et apprendra une ou plusieurs langues.






Par Jacques Godbout

publié dans www.lactualite.com du mois de juillet 2008



Dans une collection intelligente de livres consacrés à l’histoire de la Terre, de Dieu ou du bonheur, voici celle du langage, pleine de surprises. Concédons que les animaux, y compris les insectes, possèdent une forme de langage ; ils communiquent par phéromones ou par des chants. Mais c’est la langue qui nous distingue des grands singes, dont nous partageons quasiment tous les gènes.



Il y a de cinq à sept millions d’années, quelque part en Afrique, l’homme s’est séparé de ses cousins simiesques. Il y a deux millions d’années, il a inventé des outils, mais les animaux aussi en créent. La maîtrise du feu, par contre, aurait changé la vie des hominidés, la cuisson des viandes et des végétaux favorisant l’accroissement du volume du cerveau. Certains croient que c’est au coin du feu que nos ancêtres, pour se raconter des histoires, ont élaboré des langues. L’écriture (des chiffres, puis des lettres) est apparue il y a 8 000 ou 10 000 ans.



Sommes-nous seuls à parler, discuter, penser ? On ne sait. Kanzi, un singe bonobo, chimpanzé de la forêt congolaise, utilise 250 lexigrammes et comprend 500 mots, même au téléphone ! Par contre, il semble que nous soyons les seuls à conjuguer le passé et le futur de nos verbes d’action. Ce qui est sûr, c’est que nous possédons un mécanisme qui nous permet d’émettre une immense variété de sons. Notre larynx se serait positionné quand nos ancêtres, en courant dans les steppes, ont modifié leur cage thoracique. Peut-être. On sait que la fonction ne crée pas l’organe, mais la sélection naturelle est un des principes de la théorie de l’évolution de Darwin.



Apprendre une langue, c’est vivre dans un utérus culturel. Les parents n’enseignent pas à parler à leurs enfants, ils leur fournissent des modèles de langue et de culture. Le cerveau du bébé, « même s’il ne représente que 2 % de sa masse corporelle, pompe de 20 % à 25 % de l’énergie dépensée ». L’apprentissage fœtal des sons commence au dernier trimestre de la grossesse. Le milieu utérin est bruyant, l’enfant entend tout : « le flux artériel dans le placenta, les borborygmes intestinaux et les battements cardiaques de la mère » en plus de sa voix, transmise dans le bain amniotique. Pour se faire entendre, le père aurait avantage à coller sa bouche sur le ventre de sa femme.



Bébé reconnaît les comptines que sa mère chantait pendant la grossesse; il suffit de mesurer l’accélération de sa tétée pour le savoir. Quatre jours après sa naissance, le bébé identifie la voix de sa mère et peut même différencier sa langue maternelle d’une langue étrangère. À cinq mois, un bébé américain peut percevoir l’accent britannique tellement il a l’ouïe fine. Des tests l’ont démontré.



Qu’est-ce qu’une langue ? Une onde acoustique continue, du genre « bonjourcommentallezvous ? », que le cerveau va apprendre à décoder, en distinguant les mots et le contexte. Le langage est génétique, la langue, un produit culturel avec sa prosodie et son babillage propres. L’enfant crie, chuchote, grogne, bave en expulsant de l’air... Il lui faut contrôler environ 70 muscles pour parler : ceux du palais, de la mâchoire, des lèvres, de la langue. On comprend qu’il faille quelques années pour savoir s’exprimer correctement.



Contrairement aux idées reçues, la structure d’une langue ne modifie ni la pensée ni la façon de voir la réalité. On a tout avantage à parler plusieurs langues, le trilinguisme est un idéal, le bilinguisme n’est pas un danger. En fait, « des populations entières peuvent être bilingues ou trilingues » : la majorité des adultes néerlandais, par exemple, parlent l’anglais, mais ils n’ont pas pour autant perdu le néerlandais et y sont très attachés.



Les savants qui étudient la pyramide des âges des locuteurs craignent que la moitié des 6 000 langues humaines parlées aujourd’hui ne se soient éteintes avant la fin du siècle. Grâce au français, langue internationale, nous ne sommes nullement menacés, à moins de nous replier sur notre « créole ». La grande leçon à retenir ? Les bébés demeurent, avec les États, les véritables remparts contre la disparition de toute langue maternelle et officielle.



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Beau discours détourné et malhonnête de la par de Mr. Godbout afin de prêcher l'assimilation par le bilinguisme. Si la langue ne modifie ni la pensée, ni la façon de voir la réalité alors pourquoi devrions nous en apprendre plusieurs ? Il est vrai que parler une autre langue peut s'avérer être un outil très utile, mais où Mr. Godbout veut en venir avec ce discours est que le lecteur Québécois de L'Actualité se disent que toutes les langues s'équivalent et qu'il n'est donc pas important d'avoir un sentiment d'appartenance pour notre langue, puisqu'il considère ce geste comme un replis sur soit. Si on veut vraiment lutter pour la survivance d'une langue on doit en faire la promotion et non être passif en s'appuyant sur des théories évasivent dans le seul but de se donner bonne conscience. En réalité ce texte est un véritable pamphlétaire faisant la promotion du bilinguisme anglophone et le bilinguisme au Québec équivaux à la mort du français, si rien n'est fait pour le promouvoir, il deviendra rapidement langue seconde puis un simple outil. Mr. Godbout n'a pas utilisé l'exemple des Néerlendais innocement, mais se qu'il oubli de mentionné est que le contexte Québécois est fort différent et puis être seulement attaché à une langue n'est pas suffisant, il faut l'utiliser pour qu'elle puisse être en santé.



Le bilinguisme n'est pas un danger seulement si la langue seconde demeure un simple outil. Dans ce cas cet outil pourrait être chez un individu l'anglais, chez un autre l'allemand ou le mandarin, la langue seconde demeurrera à ce moment un simple outil puisque le peuple aura une seule langue commune, mais si une population entière doit adopter une seule et unique langue seconde, cette langue aura tôt fait d'empiéter sur la langue primaire qui deviendra bientôt elle aussi langue seconde dans une situation comme celle du Québec. Les apôtres du bilinguisme à tout prix le savent très bien et sous entendront toujours que cette langue seconde doit être l'anglais. Bravo pour votre torchon Mr. Godbout je suis certain que votre patron Desmarais est très fier de votre travail.

8 oct. 2007

La Concierge Du Panthéon De Jacques Godbout


Auteur : Jacques Godbout
Titre : La Concierge du Panthéon
Éditeur : Seuil
Nbr. De pages : 149


Le roman « La concierge du Panthéon » de Jacques Godbout nous offre les déboires d'un météorologue dans la fin quarantaine convertit en écrivain. Cet écrivain en devenir dénommé Julien part donc pour Paris dans l'espoir que cette ville, qui a inspirée tant d'auteurs célèbres, pourra l'inspirée à son tour. Mais voilà que Julien, se laissant distraire, perd de vue son objectif initial et se perd dans la contemplation de la reconnaissance et du respect qu'il acquerra s'il parvient à atteindre son objectif final. C'est dans un certain hédonisme que notre personnage se laisse aller dans la facilité tout en étant conscient que son œuvre futur devra passer par un accouchement difficile. Il n’arrive pas à se détacher de ces divertissements inutiles à l'avancement de sa tâche qui le placent dans un état de continuelles remises en questions.


La lecture de ce roman peut nous mener à une réflexion sur les objectifs que nous avons dans la vie et sur les moyens que l'on doit prendre pour la réalisation de ses ambitions. Il montre aussi les effets néfastes que peuvent avoir l'espérance d’une reconnaissance extérieur lorsque que le dit objectif sera accomplit. Un homme ayant un but à atteindre ne doit pas songer à un quelconque honneur provenant d'autrui, se doit être une démarche personnelle avant tout et la plus grande reconnaissance que cet homme pourra obtenir proviendra de lui-même avec le sentiment du travail accomplis, les connaissances acquises lors de l'accomplissement de notre tâche et finalement, un profond et beau sentiment d'épanouissement. À ce moment les impacts sur la collectivité seront de secondes importances pour celui qui aura achevé son dessein dans l'effort et la détermination, de plus il faut passer par ce stade afin de parachever une œuvre qui pourra peut-être passer à l'histoire pour les bonnes raisons. Donc on peut conclure que le but ultime de Julien n'est pas d’écrire un livre, mais bien d’obtenir le respect et il pousse l'audace en allant même jusqu'à espérer laisser sa marque sur l'histoire.


Le vocabulaire plutot simpliste utilisé par Jacques Godbout et les phrases bien construites nous donnes un texte fluide qui fait en sorte que le roman se lit avec facilité, je l'ai d'ailleurs littéralement dévoré en une seule soirée. Je le recommande donc à ceux qui débutent en lecture par contre je le déconseil aux lecteurs avertis car vous n'y trouverez rien de vraiment enrichissant.