8 avr. 2009

Nos Amis Les Politiciens



Un récent sondage paru dans le Journal de Québec révélait que 6% des sondés ont confiance aux politiciens. 6%!! Le résultat peut sembler surprenant à priori, mais après réflexion il ne l'est pas du tout, c'est simplement le résultat que mérite nos chers élus. C'est à se demander comment ils ont fait pour se faire élire, beaucoup de personnes ont dû voter pour des députés en qui ils ne font pas confiance! Ceci s'explique peut-être par cette mentalité : « Je ne fais pas confiance en Charest, mais j'ai confiance en mon député. » Si ce député est libéral, ce raisonnement ne tien pas la route, un vote pour un député libéral équivaut à un vote pour Charest, il est le chef de ce parti et les députés doivent lui obéir! De plus, ce député libéral fait partie de la même clique, il doit donc obéir à une ligne de conduite et il serait naïf de croire qu'il ne pratique pas le même type de politique.

Lorsque j'en faisais part à mes collègues de travail il me répondait généralement quelque chose comme : « Normal s'toute une gang de bandits ». Je suis bien d'accord avec eux, les politiciens d'aujourd'hui n'inspirent aucune confiance aux citoyens, au contraire ils inspirent la méfiance. Par exemple, lorsqu'on écoute un politicien en entrevue notre premier réflexe est-il de faire tout notre possible pour ne pas se laisser berner ou est-il de se dire que cet homme est un grand orateur avec de grandes idées? Il y a par contre un effet pervers à tout ceci, qu'arrivera-t-il le jour où un politicien compétent tentera de venir percer cette carapace que nous nous sommes faite, la population est tellement désillusionnée qu'elle ne prend même plus le temps de les écouter, les mettant tous dans le même panier. Pire, le cynisme a atteint un tel niveau qu'une grande majorité ne s'intéresse plus du tout à la politique, même si elle joue un grand rôle dans nos vies. Que nous le voulions ou non, les décisions que prennent nos élues ont une influence sur tout ce qui touche notre quotidien et les politiciens corrompus se nourrissent du cynisme et de l'ignorance d'une population complaisante ou fataliste. Elle devient complice par son inaction et son mutisme.


3 avr. 2009

Le G20 s'achève sur un accord salué comme un "tournant" historique

Ils ont en particulier décidé de tripler les ressources du Fonds monétaire international (FMI) à 750 milliards de dollars, d'autoriser le FMI a émettre des Droits de Tirages spéciaux (DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l'or, parmi des mesures représentant un total de 1.100 milliards de dollars.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a considéré que ce sommet marquait la naissance d'un "nouvel ordre mondial", et "le jour où le monde s'est mis ensemble pour combattre la récession".

"Nous partons du principe que la prospérité est indivisible que la croissance pour être durable doit être partagée (...). Nous pensons que la seule fondation sûre d'une mondialisation soutenable et l'augmentation de la prospérité pour tous est une économie ouverte fondée sur le principe de marché, une régulation efficace et des institutions mondiales solides", affirme le communiqué.

Le président américain Barack Obama, qui effectuait ses premiers pas officiels en Europe et qui a été la star de cette réunion, a considéré que le sommet avait été "très productif", et constituait un "tournant dans notre recherche de la reprise économique".

Tous deux ont obtenu la publication par l'OCDE d'une liste des pays considérés comme paradis fiscaux qu'ils réclamaient. Selon M. Sarkozy, cette liste devait être rendue publique dans la soirée de jeudi.



« Un nouvel ordre mondial », « un tournant historique », nos dirigeants ont vraiment des idées géniales, dans cinquante ans les livres d'histoires de nos petits enfants possèderont une section qui aura pour titre : « Le tournant historique le plus insignifiant de l'humanité : Un nouvel ordre mondial se distribue les ressources de la planète ». Nous allons injecter plus de milliards afin de nourrir ce système monétaire dysfonctionnel jusqu'à ce que le monstre que nous avons créé explose. Nous allons retrouver des morceaux dégoulinant de sang jusqu'en Russie orientale, les enfants pauvres de l'Afrique pourront s'en nourrir et ainsi vivre sans souci durant une bonne année, le temps de se refaire une santé.

Que dire de la liste des paradis fiscaux! L'idée est révolutionnaire! En effet, les riches épargnants totalement ignorants de la réalité économique mondiale et ne possédant donc pas les connaissances nécessaires pour découvrir ces paradis fiscaux ultras bien cachés pourront maintenant en profiter! Merci à Sarkozy d'avoir fait révélé ce secret de polichinelle! Un grand homme!

29 mars 2009

Dans la catégorie : Source D'inspiration

On s'est levés au milieu de l'après-midi. On serait restés couchés mais ça faisait une heure qu'on avait envie de pisser; on n'était plus capable de se retenir.

On a regardé dehors. Il n'y avait rien, sauf le printemps, et il ne faisait rien. On a lavé la vaiselle. Il n'y en avait pas beaucoup; ça a été vite fait. Avant, quand il ne nous restait plus rien à faire, on se creusait la tête. « C'est effrayant, la vie est entrain de nous passer sous le ney. » Maintenant on s'assoit et on reste assis tranquilles en priant le bon Dieu que ça ne change pas. « On est donc bien! » On s'est dit que ce qui nous passe sous le nez ne nous passe pas à travers le coeur. Et on s'est crus.

Nous avons parlé pour ne rien dire. Rien n'est meilleur que la vivacité de l'attention que Nicole porte aux niaiseries que je dis; et l'obligation de la reconnaissance fait que Nicole peut dire ensuite toutes les siennes sans être interrompue. Quand on manque d'inspiration, on ouvre le TV-Hebdo à la page du jour et on démolit les acteurs des films annoncés. Que c'est des plus putains que leur cul, qu'il n'y a que la gloire et l'argent qui compte pour eux, que c'est de leur faute s'il n'y a plus d'amour, que c'est eux qui l'ont dégradé en embrassant n'importe qui devant tout le monde pourvu que ça paie ou que ça les fasse connaître... Toutes ces affaires-là...

Le bon, le meilleur et le mieux c'est rien. Reste assis là et nie tout : le cigare entre tes dents, le jour dans tes yeux, la peau sous tes vêtements. Nie, nie, nie et recueille-toi comme une bombe dans chacun de tes non, et ne t'arrête jamais d'être sur le point d'éclater, et n'éclate jamais.

Extrait de : L'hiver De Force De Réjean Ducharme, pp. 30-31



Ce court passage d'un roman de Réjean Ducharme me parle beaucoup. Il raconte l'état d'esprit d'André qui est le narrateur de ce passage. J'aimerais vous faire mon interprétation de ce passage, il peut en exister plusieurs, mais voici la mienne...

André aime que les choses lui passent « sous le nez » parce que, de cette manière, elles ne lui passent pas « à travers le coeur ». En d'autres mots, ils n'osent pas s'impliquer dans quoi que se soit parce qu'il a peur de se blesser. Il en rajoute dans le troisième paragraphe, car non seulement André ne s'implique dans rien, mais par-dessus le marché, il avoue passer ses temps libres à discréditer se que les autres font. Mon but ici n'est pas de défendre les acteurs, mais de démontrer un point. Lorsque vous accomplissez quelque chose n'oubliez jamais qu'il se trouvera toujours quelqu'un quelque part pour vous critiquer, c'est un fait indéniable simplement parce qu'il existe plusieurs manières de faire une chose et qu'il n'existe pas de manière parfaite de faire une chose, MAIS le fait est que VOUS vous accomplissez quelque chose et c'est probablement ce qui rend la plupart de vos détracteurs agressifs, vous aurez accompli ce qu'ils n'ont jamais eu le courage d'accomplir. C'est particulièrement vrai dans le cas d'André qui est, jusqu'à ces pages de ce livre, l'exemple typique du bon à rien ne possédant aucune estime de soit.

Le dernier paragraphe de cet extrait est ce qu'il y a de plus beau de Réjean Ducharme, une phrase assassine. Il démontre toute la frustration que doit vivre un homme qui nie tout et qui ne fait rien. Toujours sur le point d'exploser comme une bombe à retardement dont le compteur se remet à dix lorsqu'il est rendu à zéro. L'acte ultime d'une bombe n'est-il pas son explosion? Ne serait-il pas frustrant d'être une bombe sans ne jamais pouvoir accomplir l'acte pour lequel nous sommes conçues? Cette bombe amorcée par son impuissance et sa frustration n'éclatera jamais, car André est incapable d'initiative. Il vivra donc frustré jusqu'à la fin de sa pathétique existence.

16 mars 2009

Produits du phoque : L'interdiction paraît inévitable

Rien ne semble freiner l'interdiction de la vente de tous les produits dérivés du phoque en Europe. Une majorité de députés de l'Union européenne s'apprête à voter pour cette interdiction. Le vote se tiendra en séance plénière au début avril.

Entre-temps, les partisans de cette chasse et les opposants redoublent d'ardeur pour défendre leur point de vue respectif.

« On vit aussi avec ces animaux. On a besoin de ça. Ça fait partie de mon industrie. Ça fait partie de mon travail, de ma vie, de mon quotidien. C'est pourquoi je ne comprends pas qu'aujourd'hui, en 2009, on soit encore rendu à se poser des questions », affirme Réjean Lévesque, dirigeant de l'atelier de fourrure de l'entreprise J. B. Laliberté, à Québec.

En Europe, Christophe Marie, de la Fondation Brigitte Bardot, accentue la pression sur les parlementaires européens pour interdire l'importation des produits dérivés du phoque.

« Ce ne sont pas que des produits de consommation, d'amusement. Ce sont des êtres sensibles, des êtres vivants. Les massacres qui se perpétuent doivent être dénoncés », soutient Christophe Marie.

D'autres Européens tentent de renverser la vapeur, dont Yves Lecocq, secrétaire général de la Fédération européenne des chasseurs.

« Convaincre une majorité des députés à voter entièrement contre la proposition de la commission, ce n'est pas réaliste. Le vote va se faire sur une position idéologique extrême qui ne tient pas compte des connaissances techniques et scientifiques en la matière, et ceci est d'un point de vue démocratique regrettable », déclare M. Lecocq.

Yves Lecocq croit aussi que l'adoption d'un tel règlement ouvre la porte à d'autres interdictions qui toucheront d'autres chasses et d'autres industries.

Lien



Peut-être que si les phoques étaient amenés à des abattoirs et qu'ils étaient abattus à coup de 2000 par jours il n'y aurait pas de problème. Du sang sur la neige bien blanche d'une banquise éclairée par les rayons du soleil printanier bien à la vue de tous sur l'océan paisible c'est beaucoup plus violent que du sang sur du ciment dans une pièce sombre d'un abattoir industriel. Le phoque a aussi la chance d'être beaucoup plus jolie qu'une grosse truie avec de grosses mamelles poilues pendouillâtes.

Ces vedettes «activistes» (HAHAHAHA!) en quête de notoriétés, comme Brigitte Bardeau d'asphalte, utilisent la pitié pour faire monter leur cote de popularité, ce n'est rien d'autre qu'un coup de marketing dont les pêcheurs du Québec font les fraie. Je les entends déjà dire «Oui, mais le cochon sert à se nourrir alors que le phoque sert à faire des articles de modes qui ne sont pas réellement nécessaires.» Hey bien! qu'attendez-vous pour faire bannir tout les produits issus de la chasse et qui ne sont pas nécessaire? Il y en a beaucoup, vous savez. Voulez-vous une liste? Non?

Pourquoi ne pas faire un peu d'humanisme? Qu'attendez-vous pour faire bannir les articles issus de l'exploitation des enfants dans les pays du tiers-monde? Allez! Attaquez-vous à ces grandes multinationales! Pourquoi s'en prendre à ces pauvres pêcheurs qui se retrouveront sans le sou? Oui, je sais, ils sont une cible facile et moins puissante qu'une compagnie minière qui exploite l'Afrique, mais un peu de courage voyon!

14 mars 2009

Vidéo sur les événements récents de la CDPQ




«Je suis un irresponsable» de dire John Charest.
«Je ne peux m'immiscer dans les affaires de la caisse qui est l'institution publique économique la plus importante du Québec» de dire la ministre des Finances, Monique «Face de Joker» Gérôme Forget.
«Je ne pouvais prévoir que la crise économique serait aussi importante et que le papier commercial irait si mal!» de dire Henri Paul Rousseau, spécialiste en économie et détenteur d'une superbe prime de départ et d'un nouvel emploi chez Power Corporation pour services rendus.
«Je connais très bien nouveau président de la Caisse de dépôt et de placement car j'ai travaillé avec lui lorsque j'étais dans le cabinet de Mulroney. Je suis confiant, il fera du très bon travail même s'il a échoué lamentablement et presque ruiné BELL, tout en s'accordant des salaires astronomiques. Je rends simplement service à un copain qui est aussi un grand copain de mon patron.» De dire John James Charest à propos de Michael Sabia, nouveau président de la CDPQ.
«Tout va très bien madame la marquise» de dire Paul Desmarais et ses vautours.

Est-ce qu'il s'en trouve encore pour traiter de paranoïaques ceux qui accusent notre gouvernement de corruption?

9 mars 2009

Ludovic le cochon, Épisode 1


Ses deux énormes crocs ornant sa mâchoire inférieure fourrageaient farouchement le sol humide, comme il est bon de fouiller la terre après la pluie et sentir la fraîcheur envahir notre gros museau d’cochon. Comme il est bon d’être cochon! On peut s’adonner à la cochonnerie sans remord ni remarque de ses comparses cochonnets! Oh oui, ces moments rares et précieux où on peut voir la vapeur s’élever de la terre détrempée chauffée au soleil. Ahhh cette senteur de terre noire! Si le passé à une odeur, c’est celle-ci, une odeur de réconfort qui nous dit «nous étions là avant vous». Labourer la terre chaude avec sa gueule a quelque chose de transcendant, un sentiment qui vous pogne par les tripes et vous les remontent jusqu’au fond de la gorge, vous savez cette petite boule d’émotion qui veut vous faire exploser le gorgoton? Ludovic la sent bien cette petite boule et il fourrage le sol avec force et bonheur de sa gueule et de ses sabots, quand quelque chose vint frapper sa conscience, une chose bien simple, mais oh combien de fois oubliées. Trop souvent oubliée… La terre porte la marque du passé et souhaite toujours la bienvenue au changement.

En extirpant ainsi du sol les racines de nombreuses plantes présentent autour de lui, Ludovic s’imagine ces racines se transformant sous ces yeux en un réseau ou une toile de pensées, la toile de ses comparses cochonnets, ces pensées enfouies au plus profond d’une conscience commune. Ces pensées sont porteuses de leur histoire, elles s’enracinent bien profondément en eux, à partir de leurs entrailles jusque dans chacune des synapses de leurs cervelets. Elles sont la source nourricière de leur identité, elles permettent de répondre à des questions cruciales pour un être doté d’intelligence et conscient du passage du temps : «Qui suis-je?», « D’où vins-je?» et surtout, « Où vais-je? ». Ludovic voit maintenant ces racines qui prennent source dans son être et sont reliées à chacun des cochons l’entourant, certain d’entre eux ont des racines moins fortes, moins grosses, moins développées, d’autres possèdent un réseau de racine encore plus développé que le sien, mais chaque cochon détient ce potentiel, les racines ayant seulement besoin d’un peu d’eau fraîche.

Un souvenir bien précis vient alors en tête de notre cochonnet, les histoires que lui racontait son grand-père, des histoires sur ses ancêtres. Il voit maintenant l’image de son grand-père au physique tout rabougri, une coulisse de morve pendait souvent de son groin, son visage couvert de rides qui rappel l’image d’une prune pourrit dont la peau jadis rougeâtre et lisse s’est maintenant transformée en marron, une prune bien molasse et ratatinée. Son grand-père possède toute foi une lueur au fond des yeux, bien sombre et difficile à discerner dans ses yeux bruns foncés, mais elle est tout de même là, la lueur bien discrète de la sagesse, l’ont pouvait la voir seulement en regardant bien profondément dans ces yeux imposants. Bien des cochons baissaient la tête devant son grand-père et petit cochon sait bien pourquoi, la sagesse a quelque chose d’imposant. Notre petit cochon aime bien les histoires que lui racontait son grand-père, parfois des exploits ou des défaites de ses ancêtres, d’autres fois, des mythes et légendes transmises de génération en génération. Chacune de ces histoires sont porteuses d’une leçon à retenir et d’enseignements qui lui permet de savoir pourquoi les choses autour de lui sont ainsi faites et se que chaque cochonnet a en commun avec lui, une mémoire commune et rassembleuse qui permet de se dire : « Voilà ce que tous ensemble nous avons vécu. » Ce sentiment est enfoui au plus profond de nos entrailles et allez jouer dedans peut parfois s’avérer être au départ douloureux, mais devient à la longue un baume apaisant issu de notre compréhension de notre identité. On peut aussi choisir de se couper ses propres entrailles pour en extirper les racines et les jetés au feu, mais l’exercice devient très vite aliénant. Ludovic l’observe trop souvent chez certain de ses comparses cochonnets qui affichent ouvertement leur ignorance face à l’histoire et qui en ont cures. Il en fait peu de cas, Ludovic n’aime pas perdre son temps avec des cochonnets non désireux d’apprendre, par contre, à l’image de son grand-père, il adore répandre ses connaissances.

Notre cochon continue donc de fourrager le sol tout en étant perdu dans ses pensées, quand son museau heurte tout à coup violemment une pierre qui sort à peine du sol, cachée par les amoncellements de terre noire qu’avait causés sa grande voracité. Ludovic est un cochon solide sur ses quatre pattes et, bien qu’il soit très chancelant, il réussit tant bien que mal à ne pas perdre l’équilibre, il peut par contre sentir son museau s’engourdir à mesure qu’il prend des inspirations, se qui provoque, bien malgré lui, de gros écoulements de larmes le long de son visage. Son orgueil venait d’en prendre un coup et il se doit par conséquent de faire payer son injure à cette maudite pierre! Il entreprend donc de creuser autour de la pierre à l’aide de ses petites pattes. De bon cœur et férocement, il laboure frénétiquement le sol de ses deux pattes avant et la terre vole littéralement en prenant le passage entre ses deux petites pattes arrière. Son projet est de déterrer cette sale pierre, de la faire rouler jusqu’à la falaise et, vous l’aurez deviné, de l’envoyer débouler tout en bas afin de la voir s’éclater en morceaux sur le gravier. Le creusage va bon train, mais Ludovic se rend bien vite compte que la pierre est beaucoup plus grosse qu’il n’en parait. Le bout de pierre qui dépassait du sol n’était que la pointe de l’iceberg, mais il continue tout de même ses travaux d’excavations, après tout il possède les atours d’une tête de cochon et il a la certitude que voir cette roche s’éclater au bas de cette falaise serait une belle récompense pour ses efforts. Ce n’est qu’à bout de force, après avoir creusé pendant se qui lui semble être une éternité, que cochonnet est forcé de renoncer! Les muscles en feu, les pattes de devant écorchées, il s’avoue vaincu! La pierre avait eu le dessus sur sa ténacité et il pensa au fond de lui-même : « Peut-être que certaines choses refusent tout simplement de changer… »

21 févr. 2009

Affaire 1759: une mise au point du RRQ

Lettre ouvert de M. Patrick Bourgeois du RRQ en réponse aux médias fédéralistes, au PQ et à leurs récentes sorties suite à l'histoire des plaines d'Abraham.

Depuis quelques jours, on tente de me faire payer très cher la victoire que nous avons obtenue, nous du Réseau de Résistance du Québécois, contre la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) et le Canada, dans le dossier de la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham. Je sais que ceux d’en face, nos adversaires les plus acharnés, n’ont toujours pas digéré qu’une petite organisation indépendantiste ait fait reculer l’État canadien et ses institutions de propagande.

Maintenant, la colère de nos adversaires fédéralistes et leurs courroies de transmission médiatique est telle qu’ils sont en train de complètement déconstruire – pour mieux le réinventer- le discours que le RRQ a articulé dans ce dossier. Ils tentent de me faire passer pour un véritable Ben Laden québécois, le couteau entre les dents et impatient de passer à l’exécution de nos ennemis. Évidemment, tout cela est complètement farfelu. Si j’avais dit de telles choses, si j'avais fait des appels au meurtre, je serais déjà derrière les barreaux. Nous tenons par conséquent à préciser certaines choses.

Pierre Falardeau et moi, nous avons dit dès le départ que nous empêcherions le fédéral de danser sur les tombes de nos ancêtres en reconstituant la défaite franco-canadienne de 1759. Lorsque les journalistes m'ont demandé comment nous nous y prendrions, j'ai dit que nous pourrions aller jusqu’à la désobéissance civile. Cela signifiait d’organiser un sit-in sur les plaines d'Abraham. Nous l’avons dit publiquement à plusieurs reprises, comme j’ai dit à plusieurs reprises que nous rejetions les actes violents afin de faire capoter le projet de reconstitution. Je n’ai jamais fait d’appels au meurtre comme les journalistes ne cessent de le répéter aujourd’hui, en ce jour du 21 février 2009! En agissant ainsi, ils versent - inconsciemment ou pas - dans la pure calomnie!

Voilà ce qui est vraiment arrivé.

Le jeudi 12 février, Michel Hébert du Journal de Québec m’a appelé pour me demander comment j’entrevoyais le déroulement du projet de reconstitution si la CCBN n’annulait pas le tout. J’ai alors répondu qu’il y avait un risque évident de violence, car des excités des deux camps – autant l’indépendantiste que fédéraliste – pourraient en profiter pour commettre des gestes violents. Je voyais sur la pétition que nous avons mise en ligne au www.operation1759.org que plusieurs étaient très en colère, certains se permettaient même de dire qu’ils voulaient reconstituer la bataille, « mais avec des balles réelles ». Les fédéralistes excités, eux, m’envoyaient des courriels pour me dire que si Pierre Falardeau et moi nous mettions les pieds à Québec, nous serions assassinés. Michel Hébert a alors écrit que des appels au meurtre étaient formulés. Mais jamais le RRQ n’a été l’auteur de ces appels. Jamais, jamais, jamais.

Le problème est que la CCBN s’est servi de cet article pour justifier le fait que le fédéral reculait devant le mouvement indépendantiste. Il fallait sauver la face de Josée Verner, entre autres, elle qui disait que jamais le Canada ne plierait face au mouvement indépendantiste. André Juneau a alors complètement mis la faute sur le RRQ qui aurait fait des appels à la violence. Ce qui est faux, à moins de considérer un sit-in comme le paroxysme de la violence politique!

Ce que Pierre Falardeau et moi déplorons, c’est que c’est la version de la CCBN qui est depuis colportée sur la place publique, et ce, même si Michel Hébert a clairement démontré dans le Journal de Québec que la décision d’annuler la reconstitution avait été prise le lundi avant le 12 février, donc, avant qu’il soit publiquement fait mention des risques de dérapage qu’auraient possiblement provoqués des excités. Ce qui fait qu’aujourd’hui, par exemple, la Presse Canadienne rapporte la décision prise par le tribunal inquisiteur du Parti Québécois de me vouer aux gémonies en soulignant que « j’avais évoqué des appels au meurtre pour court-circuiter le projet de reconstitution ». Ce passage est complètement faux, il pêche par ambiguïté. Il donne la désagréable impression que c’est moi qui aurais fait des appels au meurtre. Ce qui est faux, faux, faux! Bien sûr, je croyais et je crois toujours que si la CCBN avait été de l’avant avec son projet de reconstitution, il y avait un po
tentiel de violence, pour les raisons évoquées ci-haut. Ce projet déchaînait tellement les passions qu’il aurait fallu être complètement déconnecté de la réalité pour ne pas le croire. Si je suis coupable de quelque chose, c’est d’avoir répondu honnêtement aux questions d’un journaliste, de lui avoir dit que tout cela pouvait se transformer en Samedi de la matraque, prise 2, pas à cause de nous, mais à cause du contexte. Aurait-il été responsable de dissimuler les menaces que faisaient autant des excités indépendantistes que fédéralistes? Aucunement!

Bien évidemment, toute cette bataille sur la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham a été très dure. Nous savions qu’en face, ils comptaient passer sur le corps des Québécois et organiser envers et contre tous cet immense carnaval de propagande. Parce qu’ils étaient aussi déterminés, nous dûmes l’être tout autant dans notre camp. Le ton a monté, des deux côtés. Et nous comprenons que tout cela ait pu ne pas plaire à tous.

Mais Pierre Falardeau et moi étions convaincus que le mouvement indépendantiste avait profondément besoin d’une victoire. Les victoires morales, c’est bien beau, mais ça ne nous rapproche en rien de la victoire ultime! Pierre Falardeau et moi avons donc décidé, comme deux seuls hommes, qu’ils nous fallaient remporter cette bataille, qu’ils nous fallaient faire face aux adversaires les plus déterminés du Québec. Parce que nous nous sommes tenus debout, avec courage, parce que nous avons été plus déterminés qu’eux et plus forts mentalement, nous avons décroché la victoire pour le mouvement indépendantiste. Une trop rare victoire qui remonte le moral des troupes, c’est indéniable.

Aujourd’hui, une fois que la job a été accomplie par Pierre Falardeau et moi, certains nous reprochent nos stratégies, notre ton, notre discours, nos coups de gueule pas toujours élégants, je l’admets. Pierre Falardeau et moi sommes des êtres humains ayant des talents et des défauts. Ceux qui considèrent que nous avons davantage de défauts que de qualités n’avaient qu’à sortir de l’ombre au plus fort de la tempête, pour prendre le relais et imposer leur propre stratégie. Mais non, ils ont préféré demeurer bien cachés, à l’autre bout du champ de bataille, bien à l’abri, mais en grommelant timidement contre nous, entre autres sur les ondes des radios-poubelles, en toute complicité avec leurs animateurs anti-Québec. Pendant que deux seuls hommes défendaient l’honneur du mouvement indépendantiste contre le premier ministre du Canada, contre Josée Verner, contre le maire de Québec, contre la CCBN et contre les radios-poubelles de Québec, le Parti Québécois tremblait. Il était blan
c de frayeur. Trop peu habitués à se tenir debout face à l’adversaire, ayant perdu le réflexe de se battre pour obtenir quelque chose au lieu d’encore et toujours quémander des concessions au maître des lieux, les péquistes ont eu indubitablement plus peur de nous que nos adversaires d’en face.

Le Parti Québécois a attendu que Pierre Falardeau et moi terminions la job avant de nous tirer dans le dos. Une fois que nous avons eu réglé le dossier de la reconstitution, en décrochant la victoire, ce parti organisa un vaste tribunal d’inquisition. Répondant ainsi aux diktats de Jean Charest, pour qui il est inadmissible que les différentes factions du mouvement indépendantiste collaborent parfois entre elles, de diverses façons (dans le cas qui nous concerne, on parle de simples publicités et aucunement de liens plus ou moins serrés), le PQ a sorti son arsenal; cet arsenal qu’il réserve toujours à l’exécution de ses troupes les plus combatives, mais qu’il n’utilise jamais pour viser l’adversaire fédéral. Pierre Falardeau et moi, mais surtout moi, avons ainsi été exécutés par les péquistes et, par ricochet, par les bloquistes. J’étais coupable d’avoir « formulé des commentaires inacceptables, inappropriés, qui s'apparentent à des propos violents ». Il fallait donc cesser d
e placer des publicités dans les pages du Journal Le Québécois.

Que le Parti Québécois décide d’utiliser ses budgets publicitaires comme bon lui semble, c’est parfaitement son droit. Afin de se distancier de nous, il aurait tout simplement pu dire que la publicité placée dans nos pages ne permettait aucunement de dire qu’ils endossent nos stratégies. Car, partant de là, à chaque fois que le PQ place une publicité chez Gesca, il faudrait considérer que cela représente un appui officiel à André Pratte. Ce qui n’est évidemment pas le cas. Mais le PQ a refusé d’agir ainsi, en toute sagesse. Il a décidé d’être encore plus violent à notre égard que ne le sont nos adversaires. Sans apporter les bémols qui s’imposent, le PQ a étiqueté le RRQ comme une organisation violente, ce qui est faux. Pire, le député Stéphane Bédard m’a indirectement comparé à Chuck Guité, un acteur-criminel des commandites.

Maintenant, je n’ai pas l’intention de devenir un PQ-basher professionnel. Le PQ n’en vaut décidément pas la peine. Et de toute façon, trop de gens ne comprendraient pas que nous réorientons ainsi notre combat. Nous ferons donc comme nous faisions avant que n’éclate cette affaire, c’est-à-dire que pour nous, le PQ n’existe tout simplement pas. Nous sommes capables d’obtenir des victoires pour le mouvement indépendantiste sans leur aide. Nous continuerons de lutter avec fougue pour qu’advienne un jour le pays du Québec. Nous continuerons d’organiser la révolution que sera la création d’un pays français en Amérique. Bref, nous continuerons de nous tenir debout face à nos adversaires!

Patrick Bourgeois

16 févr. 2009

Matériel Scolaire Du Canadien

Quelle belle trouvaille que de tenter de faire passer une subvention substantielle au club de hockey Canadiens comme remède pour aider la réussite des garçons. Ils ont le dos large les garçons. Effectivement, le ministère de l’Éducation a remis en 2007 et cette année encore un montant total de $250 000 à la Sainte Flanelle pour bâtir du matériel pédagogique.

Si je ne m'abuse, on parle bien ici d'une compagnie privée qui gère des millions et qui fait des profits, non? Il est vrai que le hockey dans l'imaginaire québécois de même que dans la vraie vie prend beaucoup de place. Il est vrai également que les garçons sont fort intéressés par ce sport de même que plusieurs filles. Il est tout aussi vrai que de se servir de cette équipe, de ses joueurs pour développer l'intérêt chez les jeunes de la lecture ou de tout autre élément des programmes peut s'avérer une excellente avenue.

Mais il faut se le dire, matériel pédagogique ici semble dangereusement être synonyme de matériel promotionnel. Si les compagnies privées peuvent mettre la main à leur guise sur des centaines de milliers de dollars, gracieuseté du ministère, pour se promouvoir et faire passer ça pour du matériel pédagogique, combien d'argent verrons-nous ainsi s'envoler vers le privé une fois de plus?

Mireille Proulx est vice-présidente du Syndicat de l’enseignement de Champlain (CSQ)



Non seulement il est injustifiable qu’une compagnie à but lucratif comme le Canadien obtienne du financement par notre gouvernement pour contribuer à l’éducation de nos enfants, mais il est aussi inquiétant de voir que nous devons avoir recours à ce type de stratagème pour inciter nos jeunes à étudier. Je m’explique :

Voici deux exemples de problèmes qui pourraient se retrouver dans ce cahier d’exercices.

Si X = 2 000 000 et que le joueur du Canadien le mieux payé gagne 3 x X cette année, quel est son salaire annuel? Un indice, son salaire est supérieur de 3,8 fois la somme accumulée dans une vie d’un travailleur moyen qui gagne 35 000$ par année pendant 45ans.

Si 10 Québécois réussissent à se faire repêcher dans la ligue nationale en 2008 et qu’il y a 1 000 000 de Québécois âgés de 17 à 19 ans à cette même période, qu’elles étaient les chances qu’un jeune québécois se joigne à la ligue nationale en 2008?

Répondez à ces 2 questions toutes simples et vous verrez à quel point on vend du rêve à nos enfants. Nous ne les préparons pas à faire face à la réalité, peut-être parce que nous savons que ce serait trop dur sur leur moral. Ces joueurs de hockey possèdent seulement du talent dans un sport donné, pourquoi en faire des modèles de réussites à nos jeunes? Ils ne contribuent en rien au meilleur fonctionnement de notre société.

Vous connaissez l’image d’un homme assis sur un âne tenant une carotte au bout du nez de l’animal pour le faire avancer? Remplacer l’âne par un enfant, la carotte par le rêve et l’homme par nous les adultes. C’est de cette manière que vous voulez motiver vos enfants à étudier?

Voici deux questions qui me semblent plus vraisemblables.

Roger se permet de mettre 5000$ par année sur une voiture qui lui en coûte 24000$, en combien d’années pourra-t-il rembourser son foutu prêt?

Si un homme gagne 5 000 000 de dollars par année pour pousser une puck et donne 20 000 dollars à une œuvre caritative quel pourcentage de son salaire donne-t-il? Si un autre gagnant 30 000 dollars par année à la sueur de son front et en donne 500, quel pourcentage de son salaire donne-t-il? Laquelle de ces 2 personnes sera considérée comme un héros?


10 févr. 2009

Les «maladies mentales» des indépendantistes


Lors de mes nombreuses «discutions» avec des fédéralistes à propos de l’indépendance du Québec dans la vie de tous les jours ou sur des forums ou blogues, j’ai souvent eu droit à des qualificatifs peu élogieux à propos de mon état psychologique. Bien sur il y a les insultes faciles d’usages fréquents chez des personnes ayant peu de connaissances dans le domaine, et ce, dans les deux camps, par exemple «mangeux de marde fédéraste» ou bien «criss de séparatissss». Je recommande aux indépendantistes de ne pas embarquer dans ce genre de chose, tout simplement parce que l’on passe pour une gang d’épais. Par contre lorsque j’ai eu à sortir plusieurs arguments sur un sujet donné et que le fédéraliste en face de moi se retrouvait sans argument, j’ai généralement eu droit à des remarques qui sont aussi gratuites, mais qui sont toute fois plus subtile, on mettra en doute votre santé mentale. J’ai donc choisi de faire un petit guide décrivant nos soi-disant maladies mentales. Discutons-en entre amis et nous pourrons peut-être en guérir!

Lorsqu’un fédéraliste se retrouve dans une situation où il ne trouve plus d’argument pour justifier son point de vue il peut arriver qu’on vous qualifie de frustré. Vous êtes un frustré parce que vous ne voulez pas accepter le fait que notre bataille est déjà perdue et que vous feriez bien de prendre votre trou. En étant devant cette affirmation, cette question me vient à l’esprit : « Qui est le véritable frustré? » La personne qui lutte pour préserver la spécificité de son peuple? Ou la personne qui ne peut accepter de voir une personne lutter pour cette même raison? La bataille n’est pas terminée et n’est pas perdue, elle n’est pas terminée, car le fédéral continu sa politique d’assimilation et de déséquilibre fiscal et elle n’est pas perdue, car je travail présentement à écrire un texte sur l’indépendance du Québec. Notre cause ne sera pas perdue tant qu’il y aura des gens pour promouvoir notre émancipation.

On peut aussi vous dire que l’amertume dicte votre façon de penser. Vous êtes amers, car vous êtes incapable de mettre une croix sur votre passé et, par conséquent, de passer à autre chose. Oui! Vous êtes amers! Car vous tenez compte des éléments du passé pour vous bâtir un futur, drôle d’amertume. Comment bâtir un futur viable sans tenir compte des éléments du passé? Ce concept m’échappe complètement. On en profitera pour vous dire que vous refuser que les choses changent. Autre fausseté bien sûre, pour pouvoir changer les choses il est primordial de faire l’indépendance. Il est impossible pour le Québec de changer les choses concrètement dans le fédéralisme, puisque nous devons rendre des comptes à un gouvernement extérieur qui ne désire pas que les choses changent et ça, l’Histoire le prouve. Il semble que ce soit plutôt les amateurs de ce statuquo qui refusent de voir les choses changer.

C’est tout de même pratique de retrouver ces psychologues qui vous offrent des consultations gratuites un peu partout sur le web. Ça évite bien des frais de consultation et de déplacement, de plus vous n’avez absolument rien à demander et les résultats de votre consultation vous sont transmis bien aimablement! N’entrez pas dans le jeu de ces psychologues en herbes. Dénoncer leur comportement le plus aimablement possible, pour bien faire comprendre aux autres intervenants que porter des jugements gratuits sur l’état mental de quelqu’un n’est pas un argument valide. Les indépendantistes souffrent généralement d’une seule chose, vous en avez peut-être déjà entendu parler? Elle se fait rare de nos jours, je crois que l’on surnomme ce phénomène «fierté».

2 févr. 2009

La «Commémoration» de la Bataille des Plaines


On en entend beaucoup parler dans les médias de cette fameuse «commémoration» de la bataille des plaines. Des indépendantistes s’y opposent farouchement alors que des fédéralistes tentent de démontrer les effets positifs qu’aurait une telle reconstitution, ils insistent sur le fait que ce sera un événement pédagogique pendant que d’autres vantent les superbes retombées économiques qu’aura l’événement. À la limite, le premier argument pourrait être valide, mais l’événement de la bataille perdue à très bien été choisit, une fois de plus les Québécois seront vus comme étant des perdants, comme si le sort du Québec s’était décidé en cette simple bataille fatidique. On oubli vite les victoires françaises, car oui, victoires grandioses il y a eu avant cette défaite, n'en déplaise aux langues sales, nos ancêtres n’étaient pas des flancs mous ou des fêtards sans aucune stratégie militaire.

Tant qu’à faire de la pédagogie, pourquoi ne pas reconstituer la bataille de Ste-Foy? Bataille impliquant le Chevalier de Lévis et le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil. Cette bataille eut lieu quelques mois après la défaite sur les plaines, le Chevalier de Lévis donnant l’assaut reprit la ville de Québec des mains des soldats britanniques. Ou peut-être les nombreuses batailles remportées par Frontenac ou celles remportées par Pierre Le Moyne d’Iberville? Pourquoi ne pas en faire une reconstitution? Parce que nous en sommes sorties vainqueurs et qu’aujourd’hui nous sommes les vaincus, voilà pourquoi. Est-ce une raison pour laisser de côté notre fierté? Sommes-nous vraiment vaincus? Si nous cessons d’être fiers de nos origines, la réponse à cette question sera sans nul doute «oui».

Les citoyens de la ville de Québec qui ne cesse de prétendre qu’ils sont des gens fiers vont-ils laisser cette mascarade se dérouler sans aucune objection? Ou vont-ils se laisser guider par leur pitoyable maire qui dilapide la culture québécoise sous prétexte que c’est bon pour l’économie? Ou vont-ils se laisser berner par leur radio poubelle de merde qui tente par tout les moyens possibles d’alimenter cette rivalité Québec/Montréal afin d’accroitre un sentiment de mépris qui n’a pas lieu d’être. Soyons unis, le mépris est seulement bon pour les cotes d’écoute de ces fauteurs de trouble.

Je fais partie de ceux qui s’opposent à cette reconstitution, car cette fierté est en moi et je me prépare à affronter le mépris de ceux qui nous opposent. Car le mépris, c’est tout se qu’ils leurs restent.